ESG 2026 : Alger mise sur l’innovation et le financement durable pour doper la compétitivité de ses entreprises
Le ministre de l’Economie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, Noureddine Ouadah, a souligné, mardi à Alger, l’importance de l’innovation dans le renforcement de la compétitivité des entreprises, à travers le développement de solutions, de produits et de méthodes de travail intégrant les dimensions environnementale, sociale et de gouvernance, à l’occasion de l’ouverture de la première édition du Sommet de l’excellence, de la durabilité et de la responsabilité (ESG2026). Dans son intervention, le ministre a affirmé que l’innovation constitue un « élément clé pour renforcer la compétitivité des entreprises et assurer leur pérennité », précisant qu’elle passe par le développement de « solutions, de produits et de méthodes de travail tenant compte des dimensions environnementale, sociale et de gouvernance ». Il a estimé que le recours à l’innovation permettra aux entreprises algériennes d’améliorer leurs performances et de s’adapter aux mutations que connaît actuellement l’économie nationale, insistant sur la nécessité d’encourager et de financer l’innovation pour en faire une « partie intégrante des pratiques quotidiennes » des entreprises. Sur le volet financier, M. Ouadah a plaidé pour l’adoption de « nouveaux modes de financement tenant compte de l’impact environnemental et social », en parallèle du « financement de l’innovation et de la recherche scientifique », appelant à aller vers des approches prenant en compte l’impact sur la société et l’environnement. Il a par ailleurs insisté sur la nécessité de « faire confiance aux jeunes, aux ingénieurs, aux étudiants et aux diplômés universitaires » et d’encourager les établissements financiers à développer des mécanismes dédiés aux projets à impact, rappelant que l’Algérie œuvre aujourd’hui à soutenir l’innovation, l’entrepreneuriat, les micro-entreprises et les start-up, ainsi qu’à renforcer leur interaction avec le secteur financier.
De son côté, l’ambassadeur de l’Union européenne en Algérie, Diego Mellado Pascua, a considéré que l’intégration des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance représente « un choix stratégique et économique à même de renforcer la compétitivité des entreprises et de l’économie algérienne », jugeant que leur intégration dans les politiques publiques et les stratégies d’entreprise contribuerait à « renforcer leur capacité à s’adapter aux mutations économiques ». Le diplomate européen a également mis en avant le rôle de ces critères dans le renforcement du partenariat économique et industriel entre l’Algérie et l’UE, estimant que l’adaptation des entreprises algériennes à ces exigences « contribue à renforcer leur présence au sein des chaînes de valeur et sur les marchés européens et internationaux ». Premier du genre organisé en Algérie autour des critères d’excellence, de durabilité et de responsabilité, ce sommet a été initié par l’incubateur d’entreprises « Leancubator », sous l’égide des ministères de l’Economie de la connaissance, de l’Agriculture, de la Formation professionnelle et du Tourisme, en présence de représentants de plusieurs secteurs, de start-up, de PME et d’experts. Les débats ont mis en lumière le rôle de l’innovation et du financement dans la transition vers une économie durable, les participants appelant à renforcer l’échange d’expériences dans les domaines de la durabilité, de l’économie circulaire et de la responsabilité des entreprises.
R.E.

