Automobile : Naftal et Stellantis veulent muscler leur partenariat
Le PDG de Naftal, Djamel Cherdoud, et le PDG de Stellantis Algérie, Raoui Beji, ont examiné, lundi à Alger, les opportunités de partenariat entre les deux entreprises, afin de soutenir le développement de l’industrie automobile et de renforcer l’intégration locale, selon un communiqué de Naftal. La rencontre, tenue en présence des cadres dirigeants des deux sociétés, a porté sur des questions d’intérêt commun et sur les moyens d’explorer de nouvelles perspectives de coopération, sur la base du principe « gagnant-gagnant ». M. Cherdoud a insisté sur l’importance de renforcer la coordination et de conjuguer les efforts pour contribuer au développement de la filière en Algérie. M. Beji a, pour sa part, salué en Naftal un « partenaire fiable et professionnel », dont l’expertise dans la distribution et la commercialisation des produits pétroliers constitue, a-t-il estimé, un facteur de soutien pour l’établissement d’un partenariat fructueux. Cette démarche s’inscrit dans la volonté de Naftal d’élargir ses partenariats avec les acteurs économiques, de manière à renforcer les capacités de production nationales, à accroître le taux d’intégration locale et à contribuer au développement de l’industrie nationale. Le rapprochement intervient alors que Stellantis accélère en Algérie. Le groupe a annoncé en avril le lancement de l’extension de l’usine Fiat de Tafraoui, dans la wilaya d’Oran, pour atteindre 135 000 véhicules par an d’ici 2028. Entrée en production en décembre 2023, l’usine est passée de 17 000 véhicules en 2024 à 53 000 en 2025, avec un objectif de 90 000 pour 2026. L’investissement devrait générer plus de 1 000 emplois directs et indirects, tandis que la mise en service des ateliers de soudure et de peinture, en septembre 2025, prépare le lancement local de la Fiat Grande Panda en CKD. Stellantis a aussi annoncé en janvier son intention d’établir un site de production Opel en Algérie. L’enjeu reste l’intégration locale. Les constructeurs doivent atteindre au moins 10 % dans les deux ans suivant le début de la production, puis 30 % au bout de cinq ans.
Samir B.

