Industrie : L’achèvement des projets déjà lancés en priorité
Le budget du ministère de l’Industrie pour 2027 fait de l’achèvement des opérations en cours sa priorité absolue. Sur 34,65 milliards de DA de crédits de paiement inscrits au titre des dépenses d’investissement, 33,40 milliards, soit 96,4 %, y seront consacrés, contre seulement 0,5 % pour les nouvelles opérations, essentiellement des études. Le ministre de l’Industrie, Farid Kourtel, l’a indiqué lundi devant la commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN), dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances (PLF) 2027. Présentée à Alger lors d’une séance présidée par Abdelhafid Brima, président de la commission, en présence de la ministre des Relations avec le Parlement, Nadjiba Djilali, cette enveloppe s’inscrit dans un arbitrage assumé. Le budget global du département s’élève à 7,13 milliards de DA en autorisations d’engagement et à 40,53 milliards de DA en crédits de paiement. « Le budget a été élaboré dans un contexte qui exige de concilier la poursuite de la dynamique de relance, de diversification et d’intégration industrielle, initiée par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, et la préservation de la soutenabilité des finances publiques, en accordant la priorité à l’achèvement des opérations déjà engagées », a expliqué M. Kourtel. Cette logique de rationalisation se retrouve dans les autres postes. Les dépenses de fonctionnement ont été maintenues dans un cadre maîtrisé, tandis que les dépenses de transfert destinées aux organismes d’appui à la qualité et à l’innovation, ainsi qu’aux petites et moyennes entreprises (PME), ont été renforcées.
Au-delà de l’exercice 2027, le ministre a détaillé l’architecture du budget sectoriel à l’horizon 2029, articulée autour de trois programmes. Le premier, consacré à la compétitivité et au développement industriel, vise à renforcer la qualité, la conformité et l’innovation au sein de l’appareil de production. Il doit aussi faciliter l’accès des opérateurs aux innovations et aux marchés, et promouvoir les capacités d’innovation industrielle. Ce programme prévoit en outre l’élaboration et le suivi de l’application de la législation et de la réglementation relatives à la normalisation, à la métrologie légale, à la propriété industrielle et à la sécurité industrielle. Le deuxième programme, dédié au soutien à l’investissement, est présenté comme « le plus structurant dans le budget du secteur ». Il vise à mobiliser et à encourager la concrétisation de projets d’investissement revêtant une importance particulière pour l’économie nationale ou tournés vers l’exportation. Il repose, selon M. Kourtel, sur « l’amélioration du climat de l’investissement, l’augmentation de l’offre foncière, l’encouragement de la création de PME et le développement de la sous-traitance et de l’intégration industrielle locale ». Le troisième programme concerne l’administration générale du ministère. Il couvre la gestion des infrastructures communes, à l’instar des actifs immobiliers et des projets communs, l’élaboration des outils technologiques nécessaires, ainsi que la mise à disposition des ressources humaines et financières adaptées aux besoins des structures centrales et décentralisées.
Amar Malki

