Économie

L’OPEP+ garde les yeux rivés sur 2027 : Vers le maintien des niveaux de la production de pétrole pour décembre

Les sept membres centraux de l’OPEP+ devraient reconduire sans changement leurs objectifs de production pétrolière pour décembre 2026, a appris Reuters auprès de trois sources proches du dossier, alors que le cartel concentre désormais ses efforts sur la répartition des quotas de l’an prochain. La réunion en ligne rassemblera l’Arabie saoudite, la Russie, l’Irak, le Koweït, l’Algérie, le Kazakhstan et Oman. Les trois sources, qui ont requis l’anonymat, précisent qu’aucune décision définitive n’a encore été arrêtée. Sur le terrain, la plupart des membres produisent déjà en deçà de leurs quotas. Les pays du Golfe, dont les exportations ont été perturbées pendant des mois par la guerre en Iran, s’emploient à rétablir leurs volumes, mais leur production reste inférieure aux objectifs fixés. Relever les plafonds n’aurait donc, pour l’heure, qu’un effet limité sur l’offre réelle.

L’alliance a achevé en septembre le démantèlement progressif de la réduction volontaire de 1,65 million de barils par jour, décidée en 2023. Il subsiste une autre tranche de coupes, d’environ 2 millions de barils par jour, qui concerne la plupart des membres et doit courir jusqu’à la fin de 2026. Cependant, avant de fixer les niveaux de référence pour 2027, l’OPEP+ doit finaliser l’évaluation de la capacité de production effective de chaque pays membre. Ces niveaux serviront de base à la répartition des futurs quotas et orienteront le calendrier de levée progressive des réductions restantes. Un exercice sensible, car il touche directement aux parts de marché de chaque producteur, Algérie comprise.

Dans le même temps, le contexte géopolitique pèse sur les prix. Mercredi, le Brent a gagné 1,12 % à 115,16 dollars, tandis que le WTI progressait de 1,81 % à 101,71 dollars. Le marché redoute une nouvelle campagne de frappes américaines contre l’Iran après les élections de mi-mandat du 3 novembre, selon une information du Wall Street Journal. Un conflit de grande ampleur pourrait entraîner des représailles iraniennes contre les infrastructures énergétiques, avertissent des analystes, qui maintiennent un scénario de prix élevés dans la durée. Le gaz européen suit la même pente, le TTF néerlandais a touché 98,28 euros le mégawattheure, son plus haut depuis 2022.

Sabrina Aziouez

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