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Liban : Réunion du Parlement pour voter la confiance au gouvernement

Le Parlement a entamé hier à Beyrouth le débat sur le vote de confiance au nouveau gouvernement, une session retardée par une coupure de courant dans un pays touché par la pire crise socio-économique de son histoire. »C’est embarrassant (…) Ce pays n’en est pas un », a lancé le député Teymour Joumblatt à un journaliste alors que le chef du Parlement Nabih Berri pressait le Premier ministre NajibMikati d’aller vite dans son intervention de crainte d’une nouvelle coupure.La réunion, au cours de laquelle M. Mikati a présenté le programme de son gouvernement avant un vote de confiance quasi assuré, devait commencer à 11H00 locales (08H00 GMT) mais a été retardée d’environ une heure en raison d’une coupure de courant, a indiqué à l’AFP le secrétaire général du Parlement Adnane Daher. « Il n’y a pas de courant partout au Liban », a-t-il dit.Les coupures d’électricité ont fortement augmenté paralysant la vie de la population. Ces derniers mois, elles ont atteint jusqu’à 22 heures par jour dans certaines régions, contraignant même les propriétaires de générateurs à rationner leur production à mesure que le carburant se raréfiait.Une grande partie de la population accuse la classe politique jugée corrompue et incompétente d’être à l’origine de l’effondrement financier du pays. Les autorités sont surtout accusées de clientélisme et de détournement de fonds dans le secteur de l’électricité, qui a coûté à l’Etat plus de 40 milliards de dollars depuis la fin de la guerre civile en 1990.

Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux ont montré lundi les députés rassemblés dans une cour à l’extérieur du bâtiment en attendant le rétablissement du courant et la reprise de la session.

Le gouvernement de 24 membres de M. Mikati a été formé le 10 septembre après 13 mois de vide politique. Le pays, où le mouvement armé pro-iranien Hezbollah, a une influence prépondérante, était sans nouveau gouvernement depuis la démission du cabinet de Hassan Diab dans la foulée de l’explosion dévastatrice au port de Beyrouth le 4 août 2020.Parmi les innombrables défis, le nouveau gouvernement devra parvenir rapidement à un accord avec le Fonds monétaire international (FMI), étape incontournable pour une sortie de crise.Il devra également préparer le terrain aux élections législatives prévues en principe en mai 2022. Devant les Parlementaires, M. Mikati s’est notamment engagé « à reprendre les négociations avec le FMI et à développer un plan pour relancer l’économie ».

AFP

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