À la UneÉconomie

La viande importée exonérée des droits additionnels

Les viandes rouges et blanches importées sont exonérées depuis le mois de décembre dernier du droit additionnel provisoire de sauvegarde. La mesure entre dans le cadre des dispositions prises pour garantir l’approvisionnement du marché en viande, notamment durant le mois sacré du Ramadhan.

Un arrêté du ministère du Commerce et de la Promotion des exportations, daté du 19 décembre dernier et publié dans l’un des derniers Journaux officiels de l’année 2023 exonère le viandes rouges et blanches importées de cette taxe destinée à réguler les importations. L’arrêté en question modifie la liste des marchandises soumises au DAPS, fixée par l’arrêté daté du 26 janvier 2019, avec l’annulation de l’application de ce droit sur 18 positions tarifaires concernant certaines viandes rouges et blanches. Le texte prévoit l’annulation de l’application de ce droit sur quatre produits de la catégorie des viandes ovines fraîches, réfrigérées ou congelées, en plus de 14 produits de la catégorie des viandes des volailles fraîches, réfrigérées et congelées, alors que la liste en vigueur des produits concernés par le DAPS exclue les viandes bovines. Instauré en application de la loi de finances complémentaire de 2018, le DAPS dont le taux varie entre 30 et 200%, vise principalement à protéger le produit national.

Les viandes blanches et rouges importées étaient soumises, avant l’annulation de la taxe, à un droit dont le taux était fixé à 70%. L’exonération de viandes importées du DAPS entre dans le cadre du dispositif mis en place pour assurer leur disponibilité sur marché national à des prix concurrentiels avec pour objectif le soutien du pouvoir d’achat et la maîtrise de l’inflation. Cette démarche intervient, également, dans le cadre des préparatifs pour le mois sacré de Ramadhan, visant à assurer la disponibilité des produits de large consommation à des prix raisonnables. Il est utile de rappeler dans ce contexte que le ministre du Commerce, Tayeb Zitouni, a récemment assuré que les pouvoirs publics ont autorisé l’importation de plus de 85.000 tonnes de viandes dans l’objectif de réguler les prix sur le marché notamment à l’approche du mois de Ramadhan. Il a également indiqué que l’Algérie procédera à l’importation régulière de 20 000 tonnes de viande par mois, pour garantir la disponibilité de la viande à un prix accessible soit 1200 dinars le kilogramme. Il a dans ce sens mis en garde les commerçants contre toute hausse des prix des viandes importées : « Le gouvernement frappera d’une main de fer tous ceux qui songent à augmenter les prix de ces produits qui ne dépasseront pas les 1200 DA le kilo ».

Samir Benisid

2e réunion de la Commission nationale de RGA

Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Youcef Cherfa a présidé, mardi à Alger, la deuxième réunion de la commission nationale de recensement général de l’agriculture (RGA), consacrée à l’examen de plusieurs points dont l’adoption du questionnaire relatif au recensement et l’élaboration de la liste des agents habilités à l’encadrement et l’exécution de l’opération, selon un communiqué du ministère.

« La 2e réunion de la commission nationale de recensement général de l’agriculture s’est tenue mardi 9 janvier 2024, sous la présidence du ministre de l’Agriculture et du Développement rural, président de ladite commission », a précisé le communiqué, ajoutant que la réunion a vu « l’adoption du questionnaire relatif au RGA et l’élaboration de la liste des agents habilités à l’encadrement et l’exécution du recensement en fonction des catégories (observateurs, contrôleurs et agents de recensement), outre l’utilisation des cartes géographiques pour faciliter l’opération ». A cette occasion, M. Cherfa a souligné « l’importance accordée par les pouvoirs publics à la réussite de cette opération stratégique pour l’économie nationale », a conclu le communiqué. Notons que le ministre de l’Agriculture a indiqué l’un lors d’un exposé à l’APN que « le lancement effectif du 3e RGA aura lieu au cours du 1er trimestre de l’année en cours », rappelant que cette opération est la troisième du genre après celles menées en 1973 et 2001. Le recensement général « est une opération nationale d’envergure », et un outil de collecte des données statistiques exhaustives sur le secteur, a expliqué le ministre, soulignant que les données collectées permettront d’avoir « une meilleure vision du secteur, notamment en ce qui concerne la définition des politiques publiques aux niveaux local et national et l’amélioration du processus de prise de décision ».

R.E.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *