Prix national « Kaki d’Or » : 85 textes dramatiques en compétition
L’Association nationale culturelle « Kaki d’Or » a révélé dimanche dans un communiqué que pas moins de 85 textes de théâtre sont actuellement en lice pour cette prestigieuse distinction qui récompense chaque année la création dramaturgique nationale. Le comité de sélection, dont la composition témoigne de l’exigence de ce prix, poursuit intensément son travail d’évaluation. Selon le communiqué, le jury « n’a pas encore achevé ses travaux et poursuit l’étude et l’évaluation des textes soumis au titre de cette 8e édition, avec rigueur et objectivité ». Les résultats de cette phase cruciale seront communiqués « dès la fin de cette phase d’étude », maintenant ainsi le suspense autour des œuvres qui se distingueront cette année. Lancée en août dernier, cette nouvelle édition du prix s’inscrit dans une démarche ambitieuse de promotion de l’écriture théâtrale en Algérie. L’objectif affiché est clair : encourager les auteurs dramatiques à produire des textes originaux susceptibles de contribuer à l’enrichissement de la scène théâtrale algérienne et à l’alimentation de la bibliothèque nationale en nouvelles œuvres de qualité. Cette double ambition, artistique et patrimoniale, fait du « Kaki d’Or » bien plus qu’un simple concours, mais un véritable outil de développement culturel.
Les œuvres reçues avant la date butoir du 1er septembre sont soumises à l’expertise d’un jury spécialisé, composé d’universitaires et de figures du théâtre algérien. Au-delà de la compétition proprement dite, cette édition se distingue par une dimension participative enrichie. L’organisation prévoit en effet des rencontres théâtrales parallèles qui réuniront les participants, des dramaturges, des enseignants universitaires et des journalistes. Ces rendez-vous visent à favoriser le dialogue autour de l’écriture dramatique et de ses modes de développement, créant ainsi un espace d’échanges et de réflexion collective sur l’avenir du théâtre algérien.
Le choix de Mostaganem comme ville d’accueil n’est pas anodin. C’est là qu’est né Abdelkader Ould Abderrahmane, dit Kaki, figure emblématique du théâtre algérien à qui ce prix rend hommage. En ancrant cette manifestation dans la cité natale du dramaturge, les organisateurs perpétuent sa mémoire tout en insufflant une dynamique culturelle durable dans cette région. Le « Kaki d’Or » devient ainsi non seulement un tremplin pour les auteurs contemporains, mais aussi un lieu de célébration de l’héritage théâtral national et de transmission entre générations d’artistes.
M.S.

