Festival national universitaire du film d’animation : Un outil de valorisation du patrimoine national
C’est dans la grande salle des spectacles de l’université Alger 2 Abou El Kacem Saâdallah, à Bouzaréah, que s’est achevée jeudi la deuxième édition du Festival national universitaire du film d’animation. Trois jours de compétition, du 14 au 16 avril, organisés par l’établissement à l’occasion de la Journée du savoir, célébrée chaque 16 avril en Algérie. Le thème retenu cette année — « Le tourisme et l’étudiant… une patrie à découvrir, un art à créer » — donnait le ton : faire de l’animation un outil de valorisation du patrimoine national, entre sites archéologiques, monuments historiques et paysages naturels.
La commissaire du festival, Nassima Moussaoui, a tenu à souligner ce que représente la manifestation pour le milieu universitaire. « C’est un espace ouvert à la créativité et une plateforme de découverte des jeunes talents étudiants dans le domaine de l’animation, qui leur ouvre la voie à l’expression artistique et intellectuelle au sein du milieu universitaire et permet d’affiner leurs aptitudes », a-t-elle déclaré. Une ambition pédagogique, donc, autant qu’artistique. Pour cette édition, treize œuvres ont été sélectionnées, produites par des étudiants issus de différents instituts et universités du pays. Les travaux en compétition exploitaient deux techniques — l’animation 2D et la 3D —, et leur contenu témoignait d’un effort commun pour mettre en image la diversité du territoire algérien : sites classés au patrimoine mondial, vestiges antiques, lieux de culte, espaces naturels. Moussaoui a précisé que le festival visait à « sensibiliser les étudiants à l’importance de faire connaître le patrimoine touristique et à mettre en valeur ce que l’Algérie recèle comme sites et monuments historiques, patrimoniaux, nationaux et mondiaux, à travers leurs œuvres proposées ». La compétition, selon elle, a fonctionné comme « un espace d’échange entre étudiants pour la préservation du patrimoine national et la promotion de la diversité et de la richesse des sites touristiques en Algérie — naturels, historiques ou religieux — classés aux niveaux mondial et national ».
Du côté de l’organisation, Belhadi Sid Ali, sous-directeur chargé des activités scientifiques, culturelles et sportives à l’université Alger 2, a dressé un tableau plus large du programme. Outre la compétition, l’édition a accueilli des ateliers, des projections de films et d’images animées, des représentations théâtrales, des chants et des expositions de livres, en partenariat avec les clubs de l’université. « Des ateliers dédiés à l’écriture de scénarios, à la réalisation de courts métrages et aux techniques de fabrication de l’animation, sous la supervision de professionnels du domaine », a-t-il précisé.
Le festival s’est conclu mercredi, veille de la clôture, par la signature d’une convention de coopération et de partenariat entre l’université et la Cinémathèque algérienne, coïncidant avec la Journée mondiale de l’artiste. Un accord qui ouvre une perspective concrète : ancrer durablement la formation aux arts de l’image animée dans le cursus universitaire, en reliant le campus aux institutions culturelles du pays.
M.S.

