Jeux méditerranéens 2026 : La délégation algérienne en force
À quatre mois des Jeux méditerranéens de Tarente, l’Algérie se présente en force. Le Comité olympique et sportif algérien a annoncé lundi que la délégation nationale sera la deuxième plus importante de la compétition après le pays hôte, avec 420 membres dont plus de 200 athlètes. Un signal fort envoyé par le mouvement sportif algérien, quatre ans après avoir organisé avec succès la 19e édition à Oran.
C’est au siège du COA, en présence des représentants des différentes fédérations sportives nationales, que Zoubida Bouyacoub, cheffe de délégation de l’Algérie, a levé le voile sur les contours de la participation nationale aux Jeux méditerranéens prévus à Tarente, dans le sud de l’Italie, du 21 août au 3 septembre 2026. Les chiffres annoncés sont éloquents. « La délégation algérienne pour les JM-2026, dans sa liste élargie, est composée de 420 personnes, dont plus de 200 athlètes », a-t-elle déclaré, précisant aussitôt que « la liste définitive sera finalisée dans les délais et annoncée ultérieurement, en fonction notamment des ajustements liés au programme général des disciplines, dont certaines pouvant être annulées ou modifiées par les organisateurs. » Une réserve de prudence qui n’enlève rien à l’ambition affichée : l’Algérie entend peser de tout son poids dans cette compétition multidisciplinaire qui réunira environ 5 000 athlètes venus de 26 pays d’Europe, d’Afrique et d’Asie, fidèles au modèle olympique dont les Jeux méditerranéens se veulent le prolongement régional depuis leur première édition à Alexandrie en 1951.
Sur le plan logistique, cette édition tarentine se distingue par une formule d’hébergement inédite dans l’histoire de la compétition. Les délégations seront logées à bord de deux navires de croisière amarrés à la base navale de Tarente, offrant respectivement 3 200 et 2 300 lits, soit une capacité totale de 5 500 places. Chaque navire sera équipé de trois restaurants ouverts vingt-quatre heures sur vingt-quatre pour répondre aux besoins nutritionnels des athlètes. Un dispositif original qui soulève toutefois des questions pratiques, notamment en matière de suivi médical. Bouyacoub a d’ailleurs indiqué que le COA travaille activement sur ce point : « Nous œuvrons pour un rapprochement de ces services des lieux d’hébergement des athlètes, afin d’optimiser le suivi sanitaire », a-t-elle expliqué, reconnaissant implicitement que la configuration flottante du village impose une organisation sanitaire repensée.
L’état d’avancement des préparatifs côté italien n’est pas sans susciter quelques interrogations. La cheffe de délégation, qui a pris part à la réunion des chefs de mission organisée les 28 et 29 mars en Italie sous l’égide du Comité international des Jeux méditerranéens et du comité d’organisation local, a rapporté que « quelques changements de sites ont été annoncés pour certaines disciplines, à l’image du tennis de table et de la natation, tandis que plusieurs infrastructures sont toujours en cours de réalisation. » Les organisateurs ont néanmoins assuré que « l’ensemble des installations seront prêtes avant le 31 juillet 2026 », soit trois semaines avant le coup d’envoi. Des visites de terrain ont été effectuées sur les différents sites de compétition lors de ce déplacement, permettant à la délégation algérienne d’évaluer concrètement l’état des lieux et d’anticiper les éventuels ajustements nécessaires.
Une mauvaise nouvelle est par ailleurs venue assombrir légèrement le tableau : l’épreuve de football masculin a été purement et simplement annulée par les organisateurs et ne figurera pas au programme de cette édition. La raison invoquée est d’ordre réglementaire — le règlement des Jeux exige la participation d’au moins huit équipes, seuil qui n’a pas été atteint lors des inscriptions. Une absence notable pour une discipline aussi populaire dans le bassin méditerranéen, mais qui ne remet pas en cause l’ampleur globale de la compétition.
Pour accompagner les fédérations dans leur processus de préparation, le COA a mis à leur disposition une plateforme numérique dédiée à l’inscription des athlètes et à l’acquisition des équipements nécessaires à leur participation. Un outil qui traduit la volonté du comité de rationaliser et de professionnaliser la gestion administrative des délégations, en tirant les leçons de l’expérience accumulée lors de l’organisation des Jeux d’Oran en 2022.
M. Dahleb

