L’université de Batna au cœur de l’innovation verte : Un hackathon pour imaginer l’énergie de demain
L’université Batna-2 accueille, du 28 au 30 avril, la 2e édition du hackathon transfrontalier consacré aux solutions numériques au service des énergies renouvelables. Douze universités d’Algérie, de Tunisie et de Libye y participent, dans le cadre d’une dynamique régionale de coopération académique et de transition énergétique.
L’université Batna-2 abrite depuis ce mardi, et jusqu’au 30 avril, la 2e édition du hackathon transfrontalier consacré aux solutions numériques au service des énergies renouvelables. Un événement scientifique qui réunit des étudiants, chercheurs et encadrants issus de douze universités réparties entre l’Algérie, la Tunisie et la Libye, traduisant une volonté affirmée de renforcer les passerelles académiques à l’échelle régionale. Portée par le vice-rectorat chargé des relations extérieures et de la coopération, cette initiative s’inscrit dans une dynamique de promotion de l’intelligence collective et de la créativité chez les jeunes talents. Durant trois jours, les participants seront appelés à concevoir des solutions innovantes face aux défis énergétiques actuels, dans un contexte où la transition vers des sources d’énergie propres s’impose comme une priorité stratégique pour de nombreux pays, dont l’Algérie. Le programme de cette édition s’annonce dense et structuré. La première journée a été consacrée au lancement officiel et à des sessions de formation encadrées par des experts issus d’universités algériennes et tunisiennes. Les thématiques abordées — du Design Thinking à l’Internet des objets (IoT), en passant par l’intelligence artificielle (IA) et les modèles économiques innovants — témoignent de l’évolution des outils technologiques mobilisés aujourd’hui dans le secteur énergétique. Ces technologies permettent notamment d’optimiser la production d’énergie solaire et éolienne, d’améliorer le stockage via des systèmes intelligents ou encore de développer des réseaux électriques dits « smart grids », capables d’adapter en temps réel l’offre à la demande.
La deuxième journée donnera le coup d’envoi de la compétition proprement dite. Répartis en équipes pluridisciplinaires, les participants auront pour mission de concevoir, en un temps limité, des prototypes de solutions numériques répondant à des problématiques concrètes : gestion intelligente de l’énergie, réduction des pertes, ou encore intégration des énergies renouvelables dans les zones isolées. Un exercice qui mettra à l’épreuve leur capacité d’innovation, mais aussi leur aptitude à travailler en synergie.
La dernière journée sera consacrée à l’évaluation des projets par un jury d’experts, suivie des présentations finales et de la cérémonie de clôture. Au-delà de la compétition, l’événement se veut un véritable laboratoire d’idées, favorisant le partage d’expériences et le transfert de compétences entre les différents participants.
À l’échelle nationale, ce type d’initiative s’inscrit dans les orientations stratégiques de l’Algérie, qui ambitionne d’accroître la part des énergies renouvelables dans son mix énergétique. Le pays dispose d’un potentiel solaire parmi les plus importants au monde et multiplie les projets dans le photovoltaïque et l’hydrogène vert. Dans ce contexte, l’implication des universités et des jeunes innovateurs apparaît comme un levier essentiel pour accompagner cette transition et développer des solutions adaptées aux réalités locales. Plus qu’une simple compétition, le hackathon de Batna illustre l’émergence d’un écosystème technologique régional, où la coopération transfrontalière devient un moteur d’innovation au service du développement durable. En réunissant compétences, idées et ambitions autour des enjeux énergétiques, Batna se positionne, le temps de cet événement, comme un carrefour de l’innovation verte — une dynamique où la jeunesse maghrébine esquisse déjà les contours d’un avenir énergétique plus durable et résolument tourné vers la technologie.
Sofia Chahine

