Réalisation d’une centrale électrique au Tchad : Une délégation de la Sonelgaz à N’Djamena
Moins de trois semaines après la visite officielle du président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno à Alger, entre le 22 et le 24 avril 2026, les équipes sont déjà sur le terrain. Vendredi, une délégation d’experts et de techniciens du groupe Sonelgaz, conduite par le PDG de Sonelgaz-International, Yazid Djellouli, a atterri à N’Djamena pour ouvrir la phase préparatoire d’un projet de centrale électrique de 40 mégawatts en territoire tchadien. À l’arrivée, le directeur général de la société tchadienne Tchad Elec, l’ambassadeur d’Algérie au Tchad et des responsables du ministère tchadien de l’Énergie assuraient l’accueil.
Le lendemain, la délégation a été reçue en audience officielle par deux membres du gouvernement tchadien : le ministre d’État en charge des Finances, du Budget, de l’Économie, de la Planification et de la Coopération internationale, Tahir Hamid Nguilin, puis par le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Bassalai Kanapy Marcelin. Des réceptions à ce niveau protocolaire, note le communiqué du groupe, qui « reflètent l’importance stratégique que revêt ce projet dans le processus de renforcement de la coopération économique et énergétique entre l’Algérie et le Tchad ». La journée de travail s’est poursuivie avec une session technique entre les équipes de Sonelgaz et celles de Tchad Elec. L’ordre du jour : établir une feuille de route commune, constituer des groupes de travail bilatéraux et entamer les premières reconnaissances du site retenu pour la centrale. La délégation doit également réaliser une série d’études pour évaluer l’état des infrastructures existantes, analyser les conditions de raccordement au réseau électrique tchadien et vérifier la conformité aux normes techniques en vigueur, préalable indispensable au démarrage des travaux. Le projet s’inscrit dans les orientations du président de la République Abdelmadjid Tebboune en matière de coopération africaine et de partenariat Sud-Sud. Pour Sonelgaz, il s’agit d’une démarche désormais explicitement continentale : le groupe revendique « une approche intégrée fondée sur le transfert d’expertise, le renforcement des capacités techniques et la fourniture de solutions pratiques répondant aux besoins de développement énergétique du continent africain ».
A.M.

