Le ministère de la Santé dématérialise les procédures d’équivalence de diplômes
Le ministère de la Santé a lancé samedi une plateforme numérique permettant aux titulaires de diplômes algériens ou étrangers — dans les filières paramédicales et de sage-femme — de déposer en ligne leurs demandes d’équivalence. Une même adresse pour les deux catégories : https://equivalence.sante.gov.dz.
Jusqu’ici, ces démarches passaient par des circuits administratifs classiques, souvent longs et peu lisibles pour les demandeurs. Le virage numérique annoncé samedi concerne deux publics distincts : d’un côté, les Algériens diplômés d’établissements de formation supérieure nationaux ; de l’autre, ceux qui ont obtenu leur titre à l’étranger, dans des établissements de formation paramédicale ou de sage-femme.
Dans son premier communiqué, le ministère indique que «dans le cadre de la numérisation et de la simplification des procédures administratives, une plateforme numérique dédiée au dépôt et à l’examen des demandes d’équivalence des diplômes a été lancée», précisant que «le dépôt des dossiers se fait exclusivement» via le lien en ligne. Le second communiqué reprend la même formulation pour les titulaires de diplômes étrangers, en élargissant l’objectif affiché à «l’amélioration de la qualité du service et la modernisation de l’administration». Sur le fond, les exigences sont identiques dans les deux cas. Les demandeurs doivent téléverser l’intégralité des pièces requises, «en s’assurant de la clarté des documents joints, afin d’éviter tout retard dans le traitement ou le rejet de la demande». Le ministère ne laisse pas de marge : le dépôt papier n’est plus une option.
La direction de la formation, qui pilote ce dispositif, présente la plateforme comme une mesure qui «participe des efforts du ministère visant à améliorer la qualité du service et à faciliter l’examen des dossiers, dans le cadre de la modernisation de l’administration et de la simplification des démarches administratives au profit des citoyens». Une formule administrative convenue, mais qui traduit une orientation réelle : réduire les allers-retours en guichet et accélérer le traitement des dossiers.
Le secteur de la santé n’est pas le premier à engager cette transition. D’autres ministères ont ouvert des portails similaires ces dernières années, avec des résultats inégaux selon la qualité de l’accompagnement et la robustesse technique des plateformes.
Lyna Larbi

