Actualité

La ligne ferroviaire Alger-Tamanrasset : Le suivi assuré par le Président est « un signal fort »

Le projet de ligne ferroviaire Laghouat-Ghardaïa-El Meniaa, inscrit dans le vaste chantier de la liaison Alger-Tamanrasset, dépasse largement la dimension technique d’une infrastructure de transport. Pour les experts en économie et en développement, il s’agit d’un projet structurant dont la portée embrasse à la fois le rééquilibrage territorial du pays et le positionnement de l’Algérie sur l’échiquier africain. Le suivi régulier assuré par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, est lu par ces spécialistes comme un signal politique fort, celui d’une volonté de mener ce chantier à son terme sans concession sur les délais.

Pour Mohammed Cherif Daroui, expert en planification stratégique et en développement, les retombées socioéconomiques du projet sont déjà perceptibles dans sa phase de réalisation. L’ouverture de nouveaux chantiers, la création d’emplois et la dynamisation des entreprises de sous-traitance constituent, selon lui, les premiers effets tangibles d’un investissement public de cette envergure. Mais l’essentiel est ailleurs. « Ce projet contribuera à renforcer la liaison entre les régions sahariennes et le reste du territoire national », souligne-t-il dans une déclaration à l’APS, en précisant que les wilayas du Sud connaissent actuellement une transformation profonde qui les prédispose à devenir des « pôles stratégiques de développement », portés notamment par les projets d’énergie solaire et de cultures stratégiques.

La dimension africaine du projet est au coeur de l’analyse de M. Daroui. En s’inscrivant dans les orientations du continent en matière d’intégration économique, la ligne ferroviaire contribuera à terme à la mise en oeuvre de l’Agenda 2063 et à la concrétisation de la Zone de libre-échange continentale africaine. « Il contribuera à renforcer l’ancrage de l’Algérie dans sa profondeur africaine », affirme l’expert, pour qui l’intérêt présidentiel porté au projet reflète « une volonté claire d’en assurer le succès et de lever tous les obstacles pouvant entraver sa réalisation ».

Le professeur Omar Haroun, universitaire spécialiste des questions économiques, aborde pour sa part le projet sous l’angle de la modernisation des infrastructures nationales. L’Algérie, dit-il à l’APS, progresse de manière constante dans son développement économique et doit se doter d’outils logistiques à la hauteur de ses ambitions, notamment pour transformer ses ressources naturelles en produits finis et semi-finis. La ligne Laghouat-Ghardaïa-El Meniaa répond directement à cette exigence. Elle permettra, conformément aux orientations du président de la République, de « soutenir l’activité économique liée à la région de Hassi Messaoud, particulièrement le transport des produits de la nouvelle raffinerie », réduisant du même coup les coûts de distribution sur le marché national et vers l’étranger. Au-delà de la desserte de plusieurs wilayas jusque-là éloignées des grands axes de transport, le professeur Haroun insiste sur la projection internationale du projet. Les échanges commerciaux entre l’Afrique et les marchés mondiaux trouveront dans cette infrastructure un nouveau vecteur. Et les signaux d’intérêt ne manquent pas : des organismes et des partenaires étrangers suivent déjà de près l’avancement du chantier, attirés, selon lui, par « sa rentabilité économique et les importantes opportunités d’investissement qu’il offre ».

Chokri Hafed

admin

admin

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *