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Rumeurs sur la qualité des pastèques : Le ministère du Commerce dément et avertit !

Le ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national a affirmé, samedi, que les pastèques commercialisées à travers le territoire national ne présentent aucun danger pour la santé des consommateurs, mettant ainsi un terme à plusieurs jours de rumeurs qui avaient déstabilisé la filière en pleine saison estivale. Dans un communiqué, le département ministériel précise avoir chargé les laboratoires du Centre algérien du contrôle de la qualité et de l’emballage (CACQE) d’effectuer des analyses sur des échantillons prélevés « dans différents bassins de production ainsi que dans les marchés de gros des fruits et légumes de la société Magro, à travers plusieurs wilayas du pays ». Menées durant une semaine selon des techniques de référence, ces analyses ont mis en évidence « l’absence totale de toute bactérie pathogène ou nocive, confirmant ainsi l’innocuité microbiologique des échantillons soumis à l’analyse ».

Le ministère indique par ailleurs que le taux de nitrates relevé dans l’ensemble des échantillons demeure « très faible, se situant dans les normes naturelles et sûrs », loin de tout seuil susceptible de présenter un danger pour la santé publique. Sur cette base, le département d’Amel Abdellatif réfute « de manière catégorique » les informations relayées sur les réseaux sociaux évoquant une contamination du fruit, les qualifiant d’allégations dénuées de tout fondement scientifique.

Cette mise au point intervient au terme d’une controverse née à la mi-juillet dans l’Est du pays. Des publications non vérifiées avaient évoqué des dizaines de cas d’intoxication liés à la consommation de pastèque, notamment dans la wilaya de Batna, dont les autorités locales ont formellement démenti tout signalement de ce type , assurant qu’aucun cas d’intoxication n’avait été enregistré dans les services d’urgence. L’emballement autour de ce dossier a néanmoins eu des conséquences économiques immédiates, la défiance des consommateurs ayant entraîné un effondrement des prix sur plusieurs marchés du pays, au grand dam des producteurs et des commerçants déjà confrontés à une récolte particulièrement abondante cette saison.

Plusieurs organisations de défense du consommateur ont tenté, ces derniers jours, d’apaiser les inquiétudes tout en interpellant les pouvoirs publics. L’Association algérienne de protection du consommateur et de son environnement (Apoce) a ainsi mené ses propres vérifications à l’aide d’un détecteur portatif de nitrates, dont les résultats se sont révélés conformes aux normes, tout en rappelant que cette méthode ne saurait se substituer à une analyse de laboratoire rigoureuse. Une démarche similaire a été entreprise par l’Organisation nationale de protection du consommateur, dont le président a plaidé pour la généralisation d’un étiquetage obligatoire mentionnant la date de récolte, le lieu de production et l’identité de l’agriculteur, afin de garantir une meilleure traçabilité du produit.

Au-delà du démenti sanitaire, le ministère du Commerce a réaffirmé la poursuite de ses opérations de contrôle périodiques à travers le territoire national afin de garantir la salubrité des produits mis à la consommation. Il a également prévenu qu’il se réservait « le droit d’engager les poursuites judiciaires nécessaires à l’encontre de quiconque propage des informations fausses ou trompeuses de nature à porter atteinte au produit national et à nuire aux intérêts des agriculteurs et à l’économie nationale ». Les citoyens sont, à ce titre, invités à s’en tenir aux sources officielles et à ne pas relayer des informations non vérifiées susceptibles de fragiliser davantage une filière déjà éprouvée par la conjoncture.

Malik Meziane

admin

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