Khenchela prépare la rentrée de la formation professionnelle : 5 731 places pour répondre aux besoins du marché de l’emploi
La direction de la Formation et de l’Enseignement professionnels de la wilaya de Khenchela prépare la rentrée d’octobre prochain avec une offre de 5 731 places pédagogiques réparties sur 115 spécialités. Une programmation élaborée en fonction des besoins du marché du travail et des priorités de développement de la région, dans le cadre de la stratégie nationale visant à rapprocher davantage la formation professionnelle des exigences de l’économie. Selon une source relevant de la direction de la Formation professionnelle de Khenchela, cette nouvelle offre de formation repose sur une approche concertée associant les différents partenaires économiques et institutionnels. Le plan de formation a d’ailleurs été validé récemment par le Conseil de partenariat de la formation professionnelle qui, a-t-on fait savoir, réunit les responsables des secteurs concernés, les représentants des opérateurs économiques ainsi que les organismes d’accompagnement à l’emploi et à l’entrepreneuriat. Selon les mêmes sources, l’objectif est de former une main-d’œuvre qualifiée capable de répondre aux besoins des entreprises tout en améliorant les perspectives d’insertion professionnelle des jeunes. Dans le détail, et selon nos sources, la prochaine session comprendra 800 places en formation résidentielle, couvrant notamment les secteurs des travaux publics, de l’hydraulique, de l’industrie, de l’agriculture, du commerce, de l’hôtellerie, de la restauration et du tourisme. À cela s’ajoutent, nous dit-on, pas moins de 1 135 postes en apprentissage, formule privilégiée pour renforcer le lien entre la formation et l’entreprise, dont 190 places en cours du soir et 40 places dans les dispositifs de formation passerelle, ainsi que 426 places de formation qualifiante destinées aux femmes au foyer, afin de favoriser leur insertion économique et le développement de l’auto-emploi. En plus des filières traditionnelles, la direction de la Formation professionnelle de Khenchela mise sur l’introduction de nouvelles spécialités à cycle court, directement liées aux potentialités économiques de la wilaya. L’accent est notamment mis, a-t-on précisé, sur l’agriculture moderne, les grandes cultures et la valorisation du tournesol, avec des formations intégrant également les métiers des industries agroalimentaires et de la transformation. L’objectif est de développer localement les activités d’extraction des huiles végétales, de transformation et de conservation des produits agricoles, afin d’accroître la valeur ajoutée des productions locales. Il faut souligner que cette orientation s’inscrit dans une démarche plus large visant à accompagner les filières porteuses de croissance et à soutenir les projets de diversification économique engagés dans plusieurs wilayas de l’intérieur. Il est utile de noter que la préparation de la rentrée a également été conçue autour d’une utilisation optimale des capacités d’accueil des établissements de formation de la wilaya, tout en privilégiant les spécialités considérées comme stratégiques pour l’économie nationale. Les domaines des énergies renouvelables, de la transition énergétique, de la numérisation, de l’environnement, des ressources en eau, du tourisme, du bâtiment, des travaux publics et de l’agriculture figurent ainsi parmi les priorités retenues. Parallèlement, la poursuite de la numérisation du secteur constitue un autre axe majeur de cette rentrée. Les candidats peuvent désormais consulter l’ensemble des offres de formation via la plateforme numérique « Tassiir », qui centralise les programmes, facilite les démarches d’inscription et améliore les procédures d’orientation.
La direction de la Formation professionnelle a, par ailleurs, élaboré un plan d’action couvrant l’ensemble des communes que compte la wilaya de Khenchela, afin de garantir une large diffusion de l’information, d’accompagner les candidats dans leurs démarches et de les orienter vers les spécialités les mieux adaptées à leurs aptitudes ainsi qu’aux besoins réels du marché de l’emploi. Cette démarche s’inscrit dans la modernisation continue du secteur et dans la volonté des pouvoirs publics de faire de la formation professionnelle un véritable levier d’employabilité, de création de microentreprises et de développement économique local.
Z.M.

