Guterres : « Le Golan est un territoire syrien »
Une déclaration sans ambiguïté depuis Damas. Lors d’une conférence de presse tenue samedi dans la capitale syrienne, Antonio Guterres a affirmé que le plateau du Golan, occupé par l’entité sioniste, « est un territoire syrien », qualifiant d’« inacceptables » les violations répétées commises par l’occupant sur ce territoire.
Le chef de l’ONU a par la suite précisé sa position sur les réseaux sociaux, où il a affirmé que « l’ONU se tient aux côtés de la Syrie en ce moment crucial », appelant dans la foulée « la communauté internationale à ne ménager aucun effort pour soutenir également le peuple syrien ». Guterres a en outre annoncé dimanche que les Nations unies soumettront, plus tard dans le mois, un rapport détaillé au Conseil de sécurité portant sur les violations commises par l’entité sioniste en territoire syrien. Il a de nouveau dénoncé les atteintes à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la Syrie, qu’il a jugées « inacceptables », appelant l’entité sioniste à respecter l’accord de désengagement de 1974.
Ces déclarations interviennent alors que l’armée d’occupation sioniste poursuit ses incursions sur le terrain, en violation flagrante de ce même accord. Selon des médias syriens, les forces sionistes ont progressé dimanche matin vers les villages de Ma’ariya et d’Al-Arda, dans la région du bassin du Yarmouk, à l’ouest de Daraa. Une force composée de trois véhicules militaires et d’un bulldozer est entrée dans la zone avant d’installer un point de contrôle à l’intérieur du village d’Al-Ardah. Parallèlement, l’armée d’occupation a tiré des obus d’artillerie aux alentours du village de Taranga, dans la campagne nord de Quneitra, sans que davantage de détails ne soient communiqués sur l’ampleur de ce bombardement.
Ces incursions répétées s’inscrivent dans une série continue de violations de l’accord de désengagement de 1974 par l’armée sioniste, qui multiplie dans le sud syrien les raids, les arrestations, le nivellement de terres agricoles et les tirs d’obus contre les populations civiles. Damas continue d’exiger le retrait total des forces sionistes de son territoire et appelle la communauté internationale à assumer ses responsabilités afin de mettre fin aux pratiques de l’occupation et de contraindre l’entité sioniste à un retrait complet de l’ensemble des terres syriennes occupées.
R.I.

