Ghaza : La communauté internationale appelée à agir face à la poursuite des agressions sionistes
Alors que la bande de Ghaza continue de payer un lourd tribut humain face aux agressions répétées de l’armée sioniste, plusieurs voix internationales et organisations palestiniennes ont dénoncé, lundi, la poursuite des violations perpétrées par l’entité occupante, aussi bien dans l’enclave palestinienne qu’en Cisjordanie occupée et à Al-Qods. Le directeur de la Communication de la Présidence turque, Burhanettin Duran, a fermement condamné les dernières attaques de l’armée sioniste visant les Palestiniens, estimant qu’elles constituent une entrave délibérée aux efforts déployés en faveur de la paix dans la bande de Ghaza. Dans un communiqué relayé par les médias locaux, le responsable turc a affirmé que « les initiatives diplomatiques visant à instaurer un cessez-le-feu et une paix durable à Ghaza suscitent l’espoir », tout en soulignant que les récentes frappes contre des civils et des infrastructures sanitaires « sabotent délibérément tous les efforts en faveur de la paix ». Il a ajouté que ces agressions, qui « bafouent le droit à la vie des femmes, des enfants et des civils innocents », démontrent que le gouvernement de l’entité sioniste « ne cherche pas à mettre fin au conflit, mais à approfondir la crise ». Burhanettin Duran a appelé la communauté internationale à faire preuve d’une fermeté accrue face à ces politiques agressives, réaffirmant que « la Turquie continuera de défendre le droit international, la dignité humaine et les droits légitimes du peuple palestinien ».
Sur le terrain, le bilan humain ne cesse de s’alourdir. Selon les autorités sanitaires palestiniennes, l’agression génocidaire menée contre la bande de Ghaza depuis le 7 octobre 2023 a fait 73.375 martyrs et 174.220 blessés, majoritairement des femmes et des enfants. Rien qu’au cours des dernières vingt-quatre heures, 19 nouveaux corps ainsi que 35 blessés ont été transférés vers les hôpitaux de l’enclave, alors que de nombreuses victimes demeurent ensevelies sous les décombres. Les mêmes sources précisent que depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, le 10 octobre dernier, 1.250 Palestiniens sont tombés en martyrs et 4.110 autres ont été blessés, tandis que 804 corps ont pu être récupérés. Plus tôt, l’agence de presse palestinienne Wafa avait fait état d’au moins 13 nouveaux martyrs, dont deux enfants et deux femmes, dans une série de frappes ayant visé des habitations à Deir al-Balah, Ghaza-ville, Jabaliya et Khan Younès, illustrant la poursuite des bombardements malgré les négociations en cours.
Parallèlement à cette escalade meurtrière, les violations se poursuivent également en Cisjordanie occupée et à Al-Qods. Le Centre palestinien d’études sur les prisonniers a fait état de l’arrestation de 600 Palestiniens par les forces d’occupation durant le seul mois de juillet, parmi lesquels 55 enfants et 14 femmes, portant à 24.600 le nombre total d’arrestations depuis octobre 2023. La Commission palestinienne des affaires des détenus a, pour sa part, dénoncé les conditions de détention « difficiles » que subissent les prisonniers de la prison de Megiddo, évoquant des cas de négligence médicale, de privation alimentaire et de restrictions sévères en matière d’hygiène, avec un accès à l’eau limité à une heure par jour. Ces organisations rappellent que plus de 100 détenus palestiniens sont morts dans les geôles de l’occupation depuis octobre 2023, sur fond de propagation de la gale, alors qu’environ 9.500 Palestiniens, dont 94 femmes et plus de 350 enfants, demeurent actuellement incarcérés.
Les lieux saints islamiques n’échappent pas non plus à cette escalade. Le ministère palestinien des Waqfs a recensé, pour le mois de juillet, 27 incursions de colons dans la mosquée Al-Aqsa sous protection militaire renforcée, ainsi que l’interdiction de l’appel à la prière à 155 reprises dans la mosquée Ibrahimi à El-Khalil. Le rapport fait également état de l’incendie de trois mosquées à Masafer Yatta, Tulkarem et Naplouse, ainsi que de l’arrestation temporaire du mufti d’El-Qods. Le ministère a appelé la communauté internationale à « assumer ses responsabilités juridiques et morales » pour mettre fin à ces violations et préserver le statu quo historique des lieux saints.
Autant d’éléments qui, selon les observateurs, confirment la poursuite d’une politique systématique de répression et d’agression contre le peuple palestinien, appelant à une mobilisation internationale plus déterminée pour faire respecter ses droits légitimes.
L.S.

