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Ghaza : L’ONU tire la sonnette d’alarme sur une situation « catastrophique »,

Le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a averti, lundi, d’une détérioration sans précédent des conditions de vie dans la bande de Ghaza, où le spectre de la famine menace désormais des centaines de milliers de Palestiniens, tandis que le bilan de l’agression génocidaire sioniste, entamée le 7 octobre 2023, s’est alourdi à 73.377 martyrs. Une situation dénoncée mardi par l’Organisation de Coopération Islamique (OCI) et par le ministère palestinien des Affaires étrangères, qui évoque un véritable « génocide médical ». OCHA, cité par l’agence de presse palestinienne Wafa, a mis en garde contre une dégradation catastrophique et inédite des conditions de vie dans l’enclave, ravagée depuis plus de deux ans par une agression génocidaire et soumise à un blocus total imposé par les forces d’occupation sionistes. Selon les indicateurs humanitaires les plus récents, 67 % de la population souffre d’une insécurité alimentaire aiguë, peinant chaque jour à assurer ne serait-ce qu’un seul repas de base, tandis que 10 % des habitants ont d’ores et déjà atteint le seuil de la famine réelle, soit la phase précédant immédiatement la déclaration officielle de famine selon la classification internationale.

Cette dégradation brutale est directement imputable à l’interruption du flux régulier de l’aide humanitaire, à l’effondrement des chaînes d’approvisionnement locales et au manque criant de financement des opérations de secours. L’OCHA a averti que les prochaines heures seraient décisives pour éviter une catastrophe de grande ampleur, appelant à l’ouverture totale des points de passage et à la mise en place de couloirs sûrs et permanents pour l’acheminement des denrées alimentaires et des fournitures médicales, avant qu’il ne soit trop tard.

Un « génocide médical » documenté par l’ONU

Parallèlement, le ministère palestinien des Affaires étrangères a salué le rapport de la Rapporteuse spéciale de l’ONU sur le droit à la santé, Tlaleng Mofokeng, intitulé « Génocide reproductif en tant que crise de santé publique », qu’il considère comme une preuve supplémentaire de l’horreur infligée par l’entité sioniste au peuple palestinien. Le document documente la destruction systématique des maternités et des structures d’accouchement, ainsi que la privation délibérée des femmes de soins, de nourriture, d’eau et de médicaments, mettant en danger la vie des mères, des fœtus et des nouveau-nés. Ramallah souligne que ce cadre juridique s’applique également aux exactions commises en Cisjordanie occupée, où hôpitaux, ambulances et personnels médicaux continuent d’être pris pour cible.

Sur le terrain, l’agression génocidaire sioniste a fait, depuis le 7 octobre 2023, 73.377 martyrs et 174.230 blessés, en majorité des femmes et des enfants, selon le dernier bilan communiqué mardi par les autorités sanitaires palestiniennes. Les corps de deux martyrs et dix blessés ont été transférés vers les hôpitaux de Ghaza au cours des dernières 24 heures, alors que de nombreuses victimes demeurent encore sous les décombres. Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, le 10 octobre dernier, 1.252 Palestiniens sont tombés en martyrs et 4.120 autres ont été blessés, tandis que 804 corps ont pu être récupérés.

Face à cette situation, l’Organisation de Coopération Islamique a fermement condamné les crimes et violations sionistes continus dans les territoires palestiniens occupés, notamment le ciblage des installations sanitaires, résidentielles et des tentes des déplacés à Ghaza, appelant à des mesures fermes pour mettre fin à ces violations et à traduire leurs auteurs en justice. L’Organisation a réaffirmé la nécessité de contraindre l’entité sioniste à respecter ses obligations au titre de l’accord de cessez-le-feu et à mettre en œuvre la deuxième phase du plan de paix, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité de l’ONU.

Dans le même sillage, la Turquie, le Qatar et l’Égypte, médiateurs du dossier, ont condamné dans une déclaration commune les violations israéliennes qui continuent de faire des victimes civiles à Ghaza, avertissant que la poursuite de ces agressions sape les efforts de mise en œuvre de la deuxième phase de l’accord de cessez-le-feu et menace tout le processus de désescalade. Enfin, l’UNRWA a alerté sur les menaces persistantes visant le Collège de formation de Qalandiya, en Cisjordanie occupée, dont la fermeture priverait des milliers de réfugiés palestiniens d’un accès essentiel à l’éducation et à la formation professionnelle — nouvelle illustration, selon l’Office onusien, de l’acharnement systématique de l’occupation contre les institutions palestiniennes.

L.S.

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