Culture

Festival du cinéma indépendant de Milan: Lydia Larini décroche le prix de la meilleure interprétation féminine

L’actrice algérienne Lydia Larini a décroché le prix de la meilleure interprétation féminine au Festival du cinéma indépendant de Milan, en Italie, pour son rôle-titre dans « Hadda », d’Ahmed Riad. Le ministère de la Culture et des Arts a salué ce succès dans un communiqué publié sur sa page officielle. La ministre, Malika Bendouda, présente à la comédienne ses « sincères félicitations » pour cette « distinction méritée ». Selon le communiqué, ce sacre « vient s’ajouter au capital du cinéma algérien », à travers une œuvre qui met en lumière « les sacrifices des infirmières algériennes » et leur contribution aux soins des moudjahidine et au soutien du combat national. Mme Bendouda souhaite à l’artiste, au réalisateur et à toute l’équipe du film « davantage de succès et d’éclat », ainsi que la poursuite de « la présence remarquée du cinéma algérien » dans les rendez-vous internationaux.

Cette récompense couronne un film au parcours déjà soutenu. Long métrage de 76 minutes produit par Tayda Films avec l’appui du ministère de la Culture et des Arts, « Hadda » a été projeté en avant-première nationale à la salle Ibn Zeydoun, à Alger. Son scénario, signé Hayat Younsi, s’inspire de « Six ans au maquis », récit-témoignage de Yamina Cherrad Bennaceur, rescapée de la première promotion d’infirmières à avoir rejoint le maquis. Le tournage s’est déroulé principalement à Constantine et Skikda. Le film a ensuite été présenté à Annaba, lors de la 6e édition du Festival international du film méditerranéen, puis projeté en clôture des Journées cinématographiques internationales de Sétif, en avril dernier.

À Sétif, Ahmed Riad, qui signe là son deuxième long métrage, avait confié son ambition de contribuer à préserver la mémoire collective, en réalisant une œuvre capable de ramener la jeune génération dans les salles obscures.

Née à Batna en 1982, Lydia Larini est montée sur les planches dès l’âge de 14 ans avant de s’imposer au cinéma comme à la télévision. On l’a vue notamment dans « Mascarades » de Lyes Salem, « Abou Leila » d’Amin Sidi-Boumédiène, « La Vie d’après » d’Anis Djaad et « Larbi Ben M’hidi » de Bachir Derrais. Avec ce prix milanais, c’est autant son travail d’interprète que la visibilité internationale d’un film consacré aux « ombres » de la guerre de Libération nationale qui sont récompensés.

Mohand S.

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