Sports

Grand Prix cycliste d’Alger : 20 équipes, 15 pays et 605 km de course

Du 3 au 9 octobre, le peloton international investit les boulevards de la capitale pour la 19e édition d’une épreuve classée 2.2 à l’UCI Africa Tour. Six formations algériennes, sept sélections nationales et plusieurs clubs étrangers rompus au Tour d’Algérie seront de la partie. Sprinteur en vue, Yacine Hamza remet en jeu ses succès de l’an dernier.

Le gratin du peloton continental a rendez-vous à Alger. Du 3 au 9 octobre, vingt formations venues de quinze pays s’aligneront au départ de la 19e édition du Grand Prix cycliste international de la ville d’Alger, une épreuve inscrite au calendrier de l’UCI Africa Tour (catégorie 2.2). C’est ce qu’ont annoncé les organisateurs, mardi, lors de la conférence de presse de présentation. Au programme, 605 km de course répartis sur trois événements, dans un cadre urbain choisi pour offrir du spectacle au public de la capitale. Pour le président de la Fédération algérienne de cyclisme (FAC), Kheireddine Barbari, cette participation étrangère confirme le statut de la compétition, devenue selon lui un « rendez-vous incontournable » du calendrier international. Il a assuré que des coureurs de renom seront présents, parmi lesquels l’Algérie, représentée par six formations dont deux équipes continentales. Il s’exprimait aux côtés du directeur de la jeunesse, des sports et des loisirs de la wilaya d’Alger, Mohamed Amine Saad, et du président de la Ligue cycliste algéroise, Daoud Messaoud.

Sur la ligne de départ, le plateau sera varié. Outre la sélection algérienne, sept équipes nationales ont répondu à l’appel, à savoir celles d’Oman, de Tunisie, du Cameroun, du Bénin, d’Éthiopie, du Mali et d’Arabie saoudite. S’y ajoutent des structures étrangères que le peloton algérien connaît bien pour les avoir croisées sur le Tour d’Algérie. On note ainsi la présence du Global Cycling Team (Pays-Bas), d’Embrace The World Team (Allemagne), du belge Tarteletto-Isorex et de la lituanienne Energus Cycling Team. Côté local, la formation continentale Madar Pro Cycling Team, le MC Alger, Majd El Guerrara et le Club cycliste de Khemis Miliana compléteront la liste des engagés.

Un évènement, trois étapes

Le menu est copieux. Le coup d’envoi sera donné le 3 octobre avec la Classique Djamaa El Djazair, une épreuve disputée en circuit fermé autour de la grande mosquée, sur 20 tours de 6,4 km. Le lendemain de cette entrée en matière, le Grand Prix proprement dit déroulera ses trois étapes. La première, longue de 115,12 km, s’élancera de Rouiba en direction de Zemmouri, dans la wilaya de Boumerdès, avant de boucler la boucle à son point de départ. La deuxième, plus longue encore avec ses 134,52 km, reliera Bab El Oued à Tipasa, puis s’achèvera à Zeralda. La dernière manche sera un circuit fermé de 10 tours de 11,41 km dans la nouvelle ville de Sidi Abdallah, où le peloton s’engouffrera sur les larges boulevards, dont celui de la périphérique qui relie les pôles résidentiels au pôle universitaire.

Le rideau tombera le 9 octobre avec la Classique de la capitale, une boucle urbaine de 11,2 km à parcourir 11 fois. Les coureurs y emprunteront le boulevard Zighoud-Youcef, l’avenue Pasteur et la place des Martyrs, avant de filer vers la Basse Casbah et le boulevard Che-Guevara. Un final tout en virages et en relances, taillé pour les sprinteurs et les puncheurs.

Une vitrine pour la capitale

Daoud Messaoud a insisté sur le défi technique et tactique que représente ce triptyque inscrit à l’Africa Tour. Il a affirmé que tous les moyens avaient été mobilisés, en coordination avec la FAC et la direction de la jeunesse et des sports de la wilaya. Il a aussi remercié les partenaires, en particulier les services de la wilaya, chargés d’encadrer le peloton, de sécuriser les parcours et d’accueillir les délégations étrangères. Le patron de la Ligue algéroise y voit une occasion de prouver que son instance a l’expérience et les ressources humaines pour organiser de grandes compétitions internationales. Mohamed Amine Saad a tenu le même discours. Selon lui, l’épreuve renforce le rayonnement international d’Alger et met en avant son image par le sport. Il estime que la capitale dispose des infrastructures, des espaces urbains et des capacités d’organisation nécessaires pour recevoir des manifestations de haut niveau, ce que prouve, à ses yeux, le choix de plusieurs sites, dont les nouvelles extensions de la ville. Il a ajouté que la course permettra au public de découvrir le cyclisme dans différents quartiers, et que sa direction restera pleinement engagée aux côtés de la FAC et de la Ligue pour garantir les meilleures conditions.

Sur le plan sportif, tous les regards se tourneront vers Yacine Hamza, figure de proue du sprint algérien. L’an dernier, il avait enchaîné deux victoires d’étape, à Sidi Abdallah puis à Alger-Centre. Il s’était également imposé avec autorité lors de la course d’un jour du Grand Prix d’Alger, en avril 2026, devant l’élite de l’Africa Tour. Avec un tel palmarès sur les mêmes terrains, l’Algérien part naturellement avec le statut d’homme à battre. Face à lui, un peloton cosmopolite qui n’aura qu’une idée en tête : lui contester la primeur sur les routes de la capitale.

M. Dahleb

admin

admin

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error: Content is protected !!