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Pouvoir d’achat, réserves de change, marché pétrolier et politique étrangère : Tebboune met les points sur les « I »

Lors de son entrevue périodique avec la presse nationale, le président de la République a abordé sans détour le pouvoir d’achat, les réserves de change, la politique étrangère et le marché pétrolier. Il a aussi annoncé que le temps des pratiques d’un autre âge était « définitivement révolu ».

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a réaffirmé, samedi, la détermination de l’Etat à préserver le pouvoir d’achat des citoyens. Il a prévenu que ceux qui sont à l’origine de la flambée des prix devront en répondre. Il s’exprimait lors de son entrevue périodique avec des représentants de la presse nationale, diffusée samedi soir sur les chaînes de la Télévision et de la Radio nationales.

Sur la cherté de la vie, le chef de l’Etat a fait la part des choses. « La plupart des agriculteurs ne sont pas responsables du niveau atteint par les prix, mais tous ceux qui en sont à l’origine devront assumer leurs responsabilités, car nous devons préserver le pouvoir d’achat des citoyens », a-t-il déclaré. Il a également fait état de la suspension de responsables locaux pour des pratiques anciennes, affirmant que « le temps de l’Agha, du Bachagha et du Caïd est définitivement révolu ». Le Président Tebboune a ajouté que l’Algérie avait atteint un « stade très avancé » en matière de numérisation, un outil qui, a-t-il fait valoir, permet de déceler les manœuvres.

Interrogé sur les prévisions du FMI, qui anticipent une baisse des réserves de change du pays à 29 milliards de dollars à l’horizon 2031, M. Tebboune a assuré qu’elles se maintiendraient à un niveau « élevé ». « Nous travaillons pour augmenter nos revenus hors hydrocarbures. Ce n’est pas une question de devises, mais d’indépendance », a-t-il expliqué.

Revenant sur l’indemnisation des victimes des récents incendies, il a avancé un coût de 1 200 milliards de centimes, soit 12 milliards de dinars. « Même si la facture avait été plus lourde, nous aurions dépensé davantage », a-t-il affirmé.

Sur le plan extérieur, le président de la République a réitéré les constantes de la diplomatie algérienne. « L’Algérie ne renoncera à ses relations d’amitié ni avec la Russie, ni avec les Etats-Unis d’Amérique, ni avec la Chine », a-t-il assuré, soulignant que le pays a « sa fierté et sa liberté de décision », ce que certains acceptent et d’autres non. Selon lui, maintenir des relations d’amitié et de partenariat avec les grandes puissances n’est pas une chose impossible.

À propos de l’escale technique de l’avion du président iranien, Massoud Pezeshkian, à Alger, il a été clair. « Un président qui demande de se poser dans un aéroport algérien est le bienvenu », comme tout autre chef d’Etat, a affirmé le Président Tebboune.

Evoquant l’envoi d’avions militaires au Niger, le chef de l’Etat a expliqué qu’il visait à faire face à la tentative de coup d’Etat dont ce pays a été la cible. Il a estimé que « des parties ont poussé loin leurs plans » et rappelé que cette tentative était survenue au lendemain de la visite à Alger du chef du gouvernement nigérien, ce que l’Algérie considère comme une provocation. « Les choses sont désormais claires et exposées », a-t-il tranché. Enfin, sur le marché pétrolier, M. Tebboune a affirmé que l’Algérie, « en tant qu’Etat responsable, ne fait preuve d’aucune imprudence ». En cas de consensus, a-t-il précisé, le pays s’y conformera et en fera partie.

Samir Benisid

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