Festival culturel de la musique et de la chanson kabyles à Béjaïa : Une cinquantaine d’artistes au rendez-vous
Le Festival culturel local de la musique et de la chanson kabyles reprend ses quartiers à Béjaïa pour sa 16e édition, du 31 octobre au 4 novembre 2026. Son commissaire, Yazid Abdi, l’a annoncé lors d’une conférence de presse tenue lundi à la Maison de la culture, en précisant que l’événement se déroule sous l’égide du ministère de la Culture et des Arts, en coordination avec la wilaya. Une cinquantaine d’artistes et de vedettes de la chanson kabyle, venus de plusieurs wilayas du pays, sont attendus sur scène. L’édition est placée sous le slogan « la création d’aujourd’hui, le patrimoine de demain », une formule qui résume le pari des organisateurs : faire dialoguer les voix nouvelles et la mémoire musicale de la région. Cette mémoire aura d’ailleurs son visage, celui de la chanteuse originaire de Béjaïa « Ldjida Temechtouht », de son vrai nom Djida Arab, à qui le festival rendra hommage.
Les galas se tiendront dans la grande salle de spectacles de la Maison de la culture, qui rouvrira « provisoirement » ses portes au public pour l’occasion, a précisé le commissaire. Le festival ne restera pas confiné au chef-lieu car des soirées sont prévues à Kherrata, Amizour, Aouzellaguen et El Kseur, pour aller chercher le public là où il vit. Le rendez-vous des jeunes talents sera, comme à chaque édition, la finale du Grand concours de la chanson kabyle. Sept candidats, présélectionnés en juin dernier, se disputeront le titre le 1er novembre à 14h00, dans la salle « Mourad Zidiri ». Pour ceux qui préfèrent comprendre avant d’applaudir, le programme comprend aussi une master class consacrée au chant et des conférences sur divers thèmes, dont l’intelligence artificielle dans le monde de la musique, un sujet qui s’invite désormais jusque dans les festivals de chanson locale. La cérémonie d’ouverture coïncidera avec le 72e anniversaire du déclenchement de la glorieuse Révolution de libération nationale du 1er novembre 1954, et sera marquée, selon M. Abdi, par une programmation de chansons révolutionnaires. R.C.

