Fin du symposium de l’AIG : Le gaz naturel, pilier de la sécurité énergétique mondiale
La ville d’Oran vient de fermer le rideau sur deux jours de débats denses et prospectifs. La 8e édition de la conférence de l’Association algérienne de l’industrie du gaz (AAIG) a réuni plus de 700 spécialistes issus des filiales de Sonatrach et Sonelgaz, aux côtés de représentants de grands groupes énergétiques internationaux et de dirigeants d’organisations mondiales du secteur. Le verdict des travaux est sans ambiguïté : le gaz naturel n’est pas une énergie du passé, il est une condition du présent. Dans un monde qui court vers la décarbonation, les participants ont tenu à remettre les pendules à l’heure. Certes, la transition énergétique est inévitable, mais elle ne saurait se faire sans une sécurité d’approvisionnement robuste. Les recommandations finales appellent ainsi à « accélérer le développement de l’hydrogène, en particulier l’hydrogène à faible teneur en carbone, en tant que ressource stratégique pour le mix énergétique futur ». L’ambition est claire : faire du gaz le pont vers un système énergétique décarboné, et non son obstacle. La conférence a également mis en lumière le rôle croissant du numérique dans la transformation du secteur. Les experts ont plaidé pour « investir dans la numérisation et l’intelligence artificielle, compte tenu de leur rôle clé dans l’amélioration des performances de l’industrie gazière, l’augmentation de l’efficacité opérationnelle et le renforcement de la prise de décision ». Autre axe structurant des recommandations : l’intégration des critères ESG — environnementaux, sociaux et de gouvernance — « à toutes les étapes de la chaîne de valeur, afin d’assurer un équilibre entre performance économique et responsabilité environnementale et sociale ». Un signal fort adressé aux investisseurs et aux partenaires internationaux de l’Algérie. Le capital humain a également occupé une place centrale dans les débats. Il faut, ont insisté les participants, « accorder une attention particulière au capital humain, considéré comme le principal moteur du développement du secteur, à travers la formation continue, la promotion de l’innovation et l’attraction des compétences ». Dans ce sillage, Andrea Stegher, président de l’Union internationale du gaz, a proposé la création d’un club des jeunes au sein de l’AAIG, appelant à « combiner l’expérience des spécialistes chevronnés avec l’énergie et les talents des jeunes ». Le secrétaire général de l’AAIG, Khaled Badji, a salué le succès d’une édition marquée par la qualité des échanges. Il a annoncé que la prochaine édition élargie de l’association se tiendra en 2029. En marge des conférences et tables rondes, un salon technique parallèle a réuni 25 entreprises nationales et 10 startups, illustration concrète de la volonté de faire émerger des solutions technologiques locales compétitives.
Amar Malki

