Monde

Peine de mort pour les Palestiniens : Oxfam dénonce « un nouvel acte de violence effroyable »

Oxfam International a qualifié dimanche de « nouvel acte de violence effroyable » la loi sur la peine de mort récemment adoptée par l’entité sioniste, une législation taillée, souligne Oxfam, pour ne s’appliquer qu’aux Palestiniens. « Ce projet de loi confirme l’existence d’un système de discrimination institutionnalisée et d’oppression systématique à l’encontre du peuple palestinien », a déclaré Shaista Aziz, responsable des campagnes au sein de l’organisation. Une formulation qui tranche avec les circonlocutions diplomatiques habituelles. L’entité sioniste, a-t-elle poursuivi, « s’est dotée d’un nouveau moyen de déshumaniser, de réprimer et de tuer les Palestiniens ». En arrière-plan de cette loi, Oxfam rappelle que l’occupation sioniste détient actuellement plus de 9.000 Palestiniens dans ses prisons, dans des conditions que l’organisation décrit comme inhumaines, marquées par la famine et la torture. L’organisation appelle les gouvernements à mobiliser « tous les outils politiques et économiques » disponibles pour contraindre l’entité sioniste à revenir sur cette décision, estimant que « toutes les lignes rouges ont été franchies », de l’annexion accélérée aux déplacements forcés massifs. Le même sjour et à l’occasion de la Journée des enfants palestiniens, trois organisations palestiniennes de défense des droits des détenus — la Commission pour les affaires des prisonniers, le Club des prisonniers palestiniens et la Fondation Addameer — ont rendu public un rapport accablant. Quelque 350 enfants palestiniens se trouvent aujourd’hui dans les geôles de l’occupation. Depuis le déclenchement de l’agression contre la bande de Ghaza, le 7 octobre 2023, 1 700 mineurs ont été arrêtés en Cisjordanie occupée dans le cadre de ce que les organisations décrivent comme « une campagne ciblant les enfants ». Le constat est sans ambiguïté : l’arrestation de mineurs palestiniens n’est pas, selon ces organisations, « un cas exceptionnel ou le résultat de circonstances d’urgence », mais bien « une politique systématique et profondément enracinée », dont l’objectif est de « soumettre toute une génération grâce aux outils de la répression organisée ».

Pendant ce temps, à New York, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies avertissait que la crise humanitaire dans la bande de Ghaza risquait d’être reléguée au second plan par les tensions régionales. La porte-parole d’OCHA, Olga Cherevko, a décrit une situation demeurée « critique » sur le terrain : les bombardements des forces sionistes se poursuivent quotidiennement, l’acheminement de l’aide humanitaire — nourriture, médicaments, matériaux d’abri — reste entravé par l’entité sioniste, et plus de la moitié du territoire de Ghaza est inaccessible aux équipes humanitaires en raison de la présence militaire. Sur les 2,4 millions d’habitants que compte l’enclave, près de 1,5 million sont déplacés, survivant dans des abris de fortune ou au milieu des décombres. Le système de santé, lui, n’est opérationnel qu’à 42 %, et encore, de manière partielle. Cherevko a averti que toute restriction supplémentaire à l’entrée des travailleurs humanitaires internationaux pourrait avoir des « conséquences dévastatrices ». Les chiffres, enfin, disent ce que les déclarations n’épuisent pas. Depuis le 7 octobre 2023, l’agression génocidaire sioniste contre Ghaza a fait 72 292 martyrs et 172 073 blessés, en majorité des femmes et des enfants, selon les autorités sanitaires palestiniennes. Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 10 octobre dernier, 716 Palestiniens sont tombés en martyrs et 1 968 autres ont été blessés. Des dizaines de corps se trouvent encore sous les décombres.

L.S.

admin

admin

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *