Actualité

Journée mondiale de la santé : Cap sur la numérisation

À l’occasion de la Journée mondiale de la santé, le ministre  de la Santé Mohamed Seddik Aït Messaoudene a réuni mardi au siège de son département les acteurs clés du secteur autour d’un thème volontairement ambitieux : faire du numérique le moteur d’un système de santé plus performant. Un signal fort dans un contexte mondial de transformation accélérée des systèmes de soins. Dans son allocution d’ouverture de la journée de célébration, le ministre a d’emblée fixé le cadre. Cette journée est, selon lui, « l’occasion de renouveler l’engagement ferme de l’Algérie pour la santé publique, de mettre en avant les réalisations accomplies dans les domaines scientifique et institutionnel, et d’explorer des perspectives d’avenir ambitieuses ». Le ministre a insisté sur le fait que la stratégie nationale repose sur « la solidarité et la science », deux piliers qu’il juge pleinement cohérents avec les Objectifs de développement durable et la Vision 2030. Il a également relevé que le thème retenu cette année par l’Organisation mondiale de la santé « converge avec le thème national dans une vision unifiée axée sur le renforcement de la solidarité internationale pour faire face aux défis sanitaires transfrontaliers ». Dans un contexte international que le ministre qualifie lui-même de « marqué par l’accélération des défis sanitaires », Aït Messaoudene a rappelé que les pandémies récentes ont démontré de manière éclatante « l’importance de la coopération internationale et de la complémentarité des efforts entre les États et les institutions ». Pour lui, cette journée doit être vécue comme « une étape phare pour renforcer la conscience sanitaire, échanger les expertises et unifier les efforts afin de promouvoir la santé du citoyen et mettre en lumière les questions prioritaires pour la santé publique ». L’un des moments les plus saillants de la rencontre est venu du professeur Kamel Sanhadji, président de l’Agence nationale de sécurité sanitaire. Spécialiste reconnu, il a plaidé avec conviction pour un recours accru aux technologies modernes et aux outils d’intelligence artificielle dans le domaine médical. Selon lui, ces outils sont particulièrement précieux dans « l’interprétation des analyses médicales, des indicateurs et des faibles taux pouvant constituer une alerte précoce sur l’éventualité de contracter des maladies graves à l’avenir, dont les cancers ». La dimension africaine et internationale du débat a été portée par la représentante de l’OMS, Mme Soria Alem, qui a souligné que les pays du continent « ont réalisé, au cours de la dernière décennie, des progrès notables en matière d’action coordonnée multisectorielle pour faire face aux diverses menaces auxquelles ils pourraient être exposés ». 

Lyna Larbi

admin

admin

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *