Championnat d’Afrique Open de para-powerlifting : 57 médailles pour l’Algérie
À mi-parcours du Championnat d’Afrique Open, les haltérophiles handisport algériens confirment leur rang derrière l’Égypte et le Nigeria.
À mi-parcours du Championnat d’Afrique Open de para-powerlifting qu’elle accueille à la salle omnisports du complexe olympique Miloud-Hadefi, l’Algérie affiche un bilan solide : 57 médailles au compteur après deux journées de compétition, dont 14 en or, 27 en argent et 16 en bronze. De quoi occuper la troisième place du classement général, derrière l’Égypte et le Nigeria, deux nations qui font figure de références continentales dans la discipline.
La compétition, qui se poursuit jusqu’à dimanche, réunit 151 athlètes issus de 15 pays africains, auxquels s’ajoutent des représentants d’Iran, d’Irak, de Bahreïn, du Kazakhstan et de la Grèce — ce qui lui donne une dimension internationale qui dépasse le cadre strictement continental. Elle est organisée par la World Para Powerlifting en collaboration avec la Fédération algérienne handisport et placée sous l’égide du ministère des Sports.
La sélection algérienne, composée de 27 athlètes — 17 hommes et 10 femmes —, mêle cadres expérimentés et jeunes éléments en pleine progression. Un équilibre voulu par les techniciens, qui ont visiblement profité de ce rendez-vous à domicile pour faire tourner l’effectif et élargir la base. Concourir chez soi, devant un public acquis, avec des délégations adverses de haut niveau dans les tribunes : c’est aussi cela, préparer une équipe.
Dimanche, la compétition se conclura par les épreuves par équipes, qui réservent toujours leur lot de suspense.
Au-delà du tableau des médailles, l’enjeu de ce championnat est aussi qualificatif. Chaque performance enregistrée à Oran alimente le classement mondial et rapproche — ou éloigne — les athlètes d’une sélection pour le Championnat du monde prévu en décembre prochain au Bahreïn. Pour les 27 Algériens engagés, chaque levée compte donc doublement : pour le résultat immédiat et pour la suite.
Organiser un tel événement à Oran a aussi son importance. Accueillir 151 compétiteurs de 20 nations différentes, gérer la logistique d’une compétition handisport de niveau continental avec des ramifications intercontinentales, c’est aussi une manière pour l’Algérie d’affirmer sa capacité à tenir ce rôle d’hôte sur la scène africaine du sport paralympique. Le pari semble tenu. Sur le plan sportif, il reste à confirmer jusqu’au coup de sifflet final de dimanche.
M. D.

