Championnat d’Afrique d’athlétisme : Zahra Tatar et Ayachi Younes offrent l’or à l’Algérie
Deux médailles d’or, deux de bronze, et plusieurs athlètes au pied du podium. L’Algérie rentre d’Accra avec un bilan correct, pas exceptionnel, mais porté par deux performances qui méritent qu’on s’y attarde.
Les Championnats d’Afrique d’athlétisme 2026, disputés au Ghana, se sont achevés dimanche sur une dernière journée algérienne animée. C’est Zahra Tatar qui a ouvert le bal de l’or. Au lancer du marteau, l’athlète a expédié l’engin à 69,82 mètres, une performance qui lui a valu le titre continental devant ses rivales africaines. Un résultat travaillé sous la direction de son entraîneur Toumi Hakim, dont le travail de fond commence à produire des résultats mesurables sur la scène internationale. À 69,82 m, Tatar s’installe clairement parmi les meilleures martelistes du continent.
L’autre médaille d’or de la journée est venue du saut en hauteur, et elle a une saveur particulière : c’est Ayachi Younes, présenté comme l’un des jeunes espoirs de l’athlétisme algérien, qui a franchi la barre à 2,22 mètres pour décrocher le titre africain. Sous la supervision de l’entraîneur Hafed Mohamed-Amine, le sauteur confirme que la succession des grandes générations algériennes dans les épreuves de concours n’est pas une chimère.
Les deux bronzes sont venus des épreuves de marche et de perche. Azzi Souad a terminé le 20 km marche en 1h 34m 26s, une performance suffisante pour monter sur la troisième marche du podium sous la houlette de l’entraîneur Anzi Karim. Boudoumi Dhiae Eddine, lui, a validé 4,20 mètres au saut à la perche pour arracher son bronze, encadré par Ben Ahmed Samir. Le même Boudoumi s’est aussi aligné au décathlon, où il a terminé quatrième avec 7259 points — juste hors podium, mais une présence dans une discipline exigeante qui mérite d’être notée.
Le reste de la délégation n’a pas démérité, même si les résultats n’ont pas suivi. Benhammouda Ismaïl sur le 20 km marche, Hocine Tarek au saut en longueur et Gouaned Mohamed-Ali sur le 800 mètres ont tous fini au pied du podium. Trois quatrièmes places qui font mal sur le moment, mais qui disent aussi que le niveau est là, que l’écart avec les meilleurs africains dans ces spécialités n’est pas un gouffre.
Dix athlètes engagés, quatre médailles. C’est un ratio honnête pour une délégation de cette taille dans une compétition qui réunit ce que le continent produit de mieux dans les sprints, le demi-fond, les relais et les concours.
M. Dahleb

