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Liban : Le HCR alerte sur une crise humanitaire loin d’être terminée

Environ 860.000 personnes déplacées par les agressions sionistes au Liban sont rentrées chez elles, mais les déplacements de population et la crise humanitaire « sont loin d’être terminés », a averti mardi le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), alors que la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) a confirmé, de son côté, que son mandat prendra fin le 31 décembre prochain. Le sud du Liban demeure en proie à des frappes aériennes sionistes ayant fait des milliers de martyrs et plus d’un million de déplacés depuis la reprise des agressions début mars, a rappelé l’ONU. Selon les chiffres de l’organisation, environ 360.000 personnes restent aujourd’hui déplacées, dont au moins 22.000 vivant dans des abris collectifs, faute de pouvoir regagner des zones ravagées par les bombardements. De nombreux Libanais se trouvent dans l’incapacité de rentrer dans leurs foyers, où les importants débris, les dégâts considérables causés aux infrastructures et l’insécurité persistante ont entraîné une saturation, voire une interruption, des services de santé, d’eau et d’électricité. Le porte-parole du HCR, Babar Baloch, a insisté sur la nécessité de solutions de logement temporaire pour permettre aux familles déplacées de rester à proximité de leurs communautés. « Les besoins humanitaires restent considérables. Les dégâts importants causés aux logements, aux réseaux d’eau et d’électricité, aux écoles, aux établissements de santé, à l’agriculture, aux terres et aux infrastructures communautaires continuent de limiter les perspectives de rétablissement », a-t-il souligné. Le HCR a également relevé que « bien que 860.000 personnes auraient entrepris ce voyage, beaucoup n’ont pas pu rentrer chez elles et ont été contraintes de vivre dans des logements temporaires à proximité », ajoutant que « les graves dommages causés aux logements, aux systèmes d’approvisionnement en eau, à l’électricité, aux terres agricoles, aux établissements de santé et aux infrastructures continuent d’empêcher toute reprise et tout redressement durables ». Sur le plan financier, l’appel de fonds inter-agences d’urgence de 639,9 millions de dollars n’est financé qu’à hauteur de 48%, tandis que l’opération spécifique du HCR au Liban ne l’est qu’à hauteur de 24% des besoins totaux de 472,3 millions de dollars prévus pour 2026. Sur le volet onusien, le porte-parole de la FINUL, Danny al-Ghafri, a indiqué que le mandat de la mission prendra fin le 31 décembre 2026, en vertu de la résolution 2790 du Conseil de sécurité, adoptée en août 2025. « À la fin du mois de décembre prochain, les opérations de la mission cesseront et son retrait progressif et ordonné débutera au cours de l’année 2027 », a-t-il précisé, ajoutant que la force poursuivra, jusqu’à l’expiration de son mandat, son soutien à la mise en œuvre de la résolution 1701, à travers ses patrouilles et le suivi impartial des développements sur le terrain, ainsi que son appui aux efforts humanitaires et à l’acheminement de l’aide vers les zones les plus durement touchées par l’agression sioniste.

R.I.

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