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Tebboune réitère ses objectifs économiques : Une croissance de plus de 4 % et un PIB de 400 milliards USD en 2027

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a affirmé que l’économie nationale devrait croître de 4,01 à 4,02 % cette année, soit davantage que les 3,8 % avancés par le Fonds monétaire international (FMI). Il a ajouté que le produit intérieur brut (PIB) du pays pourrait atteindre les 400 milliards de dollars à la fin de 2026 ou au début de 2027.

Lors de son entrevue périodique avec la presse nationale, diffusée samedi soir à la télévision et à la radio, le chef de l’Etat a imputé ces résultats aux « fondamentaux solides » de l’économie. Il a fondé son estimation sur les études menées par les services de l’Etat soulignant que « selon les études que nous avons réalisées, le taux de croissance devrait se situer entre 4,01 et 4,02 %. » Il a relevé que l’Algérie affiche l’un des rythmes les plus soutenus du bassin méditerranéen, devant certains pays européens.

Sur le PIB, le président a été tout aussi affirmatif avec « un PIB de 400 milliards de dollars est envisageable à la fin de 2026 ou au cours du premier trimestre de 2027, et il est même possible de dépasser ce chiffre, comme le confirme le FMI. » Ce cap s’explique, selon lui, par « la dynamique de l’investissement » qui se concrétise à travers des milliers de projets dans tout le pays, ainsi que par la valorisation du potentiel de plusieurs secteurs.

Le chef de l’Etat a aussi présenté les perspectives en matière de devises. Les chantiers engagés ces dernières années doivent, a-t-il expliqué, garantir un « revenu annuel stable » d’au moins 50 milliards de dollars. Cette manne viendra de l’industrie automobile, des mines, de l’intégration du fer dans l’industrie nationale et de celle des puces électroniques dans la fabrication locale d’équipements électriques et électroménagers.

Tebboune répond au FMI

Ces filières constitueront des « leviers » pour le revenu national. Dans ce contexte, les réserves de change « resteront à un niveau acceptable » au moins jusqu’en 2031, a-t-il assuré en réponse aux prévisions du FMI qui tablent sur une baisse de ces réserves à l’horizon 2030. La régulation des importations contribuera elle aussi à les préserver.

Le président a par ailleurs réaffirmé la volonté d’accroître les recettes hors hydrocarbures, sans négliger le secteur pétrolier et gazier. Celui-ci gardera son importance, grâce à la poursuite de la prospection et aux efforts visant à attirer de « grandes » compagnies internationales. « Nous travaillons pour augmenter nos revenus hors hydrocarbures. Ce n’est pas une question de devises. C’est une question de souveraineté », a répondu le chef de l’État.

Le chef de l’Etat s’est attardé sur le bilan de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI). Les dossiers enregistrés couvrent des petits, moyens et grands projets, dont « 10.000 projets excellents ». Parmi eux, 300 émanent d’investisseurs étrangers, signe d’une dynamique réelle. Celle-ci « reflète la reprise de l’économie algérienne et le rétablissement de la confiance », a-t-il déclaré, rappelant que l’Algérie a « ouvert l’investissement aux frères arabes ». Leur concrétisation doit renforcer la production, créer des emplois et générer des recettes en devises.

Phosphate intégré : les délais se resserrent

Le projet de phosphate intégré avance, lui aussi. Les travaux de la ligne ferroviaire qui y est rattachée devraient s’achever « à la fin de l’année au plus tard », avec la possibilité de gagner un ou deux mois, les essais techniques devant se terminer fin octobre. A Annaba, l’extension du port, partie intégrante du projet, suit un rythme qui permettra de livrer l’ouvrage à la fin du premier trimestre de 2027. La société chinoise chargée du chantier commencera cette semaine à installer les équipements et engins destinés à l’exportation du phosphate. Enfin, le chef de l’Etat a plaidé pour que l’Algérie tire parti de l’expertise de ses compétences établies à l’étranger, par le biais du Haut conseil de la communauté scientifique nationale à l’étranger. « L’Algérie n’a aujourd’hui aucun complexe à tirer profit de l’expertise de ses enfants », a-t-il soutenu. Leur apport sera sollicité dans le dessalement de l’eau de mer, l’agriculture, les mines, les hydrocarbures et l’énergie solaire.

Massinissa Raïs

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