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Classement THE 2027 : L’université algérienne poursuit son ascension

Avec 31 établissements classés, l’Algérie améliore encore son score dans le Times Higher Education et conforte sa place de leader au Maghreb et de dauphine du continent. Une progression régulière qui coïncide avec l’effort d’investissement et de modernisation engagé dans le secteur.

L’Algérie compte désormais 31 établissements d’enseignement supérieur dans le Classement mondial des universités du Times Higher Education 2027, ce qui lui vaut la première place au Maghreb et la deuxième en Afrique en nombre d’institutions classées, indique dimanche un communiqué du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Le texte parle d’un nombre « en hausse, avec 31 établissements algériens classés, contre 28 dans l’édition 2026 ». Trois universités de plus en un an, donc, dans un exercice où chaque entrée se mérite. Sur le plan national, l’Université d’El-Oued décroche la première place dans la tranche 1200-1400 du classement mondial. L’année dernière, elle partageait déjà la tête avec l’Université de Sidi Bel Abbès dans la fourchette 1200-1500.

Pour mesurer le chemin parcouru, il suffit de remonter le fil des éditions. L’Algérie ne comptait qu’un seul établissement classé en 2018. Ils étaient 9 en 2022, 11 en 2023, 21 en 2024, puis 26 en 2025 et 28 en 2026. Le pays a donc multiplié sa présence par trente en moins d’une décennie, une courbe que peu de systèmes universitaires ont affichée sur la période. Le ministère y voit « les efforts soutenus déployés par le secteur » pour améliorer le positionnement des établissements nationaux et « tendre vers l’excellence », afin d’accroître leur visibilité à l’échelle internationale.

Ce mouvement ne se lit pas qu’à travers le THE. Dans le classement de Shanghai, plus exigeant sur la recherche, l’Université Djillali Liabès de Sidi Bel Abbès a décroché en 2024 la première place africaine et maghrébine en génie civil, dans la tranche 201-300 mondiale. En 2025, elle s’est de nouveau illustrée en génie mécanique, en tête au Maghreb et deuxième en Afrique, entre la 301e et la 400e place. Du côté des chercheurs, le classement de l’université américaine Stanford, qui recense les scientifiques les plus cités au monde, comptait 56 Algériens dans l’édition 2023, 68 dans celle de 2024 et 80 dans celle publiée en septembre 2025. La tendance est la même, celle d’une recherche nationale de plus en plus visible et citée.

Cette montée en gamme s’appuie sur des moyens et des choix de politique publique. Les pouvoirs publics ont misé sur la modernisation des programmes, l’évaluation interne des établissements et l’ouverture sur les partenariats étrangers. Côté encadrement, l’ouverture de plus de 4 000 postes budgétaires pour le recrutement d’enseignants universitaires en 2025 vise à rapprocher le pays des standards internationaux en la matière. Reste que les établissements algériens figurent encore dans les tranches basses du palmarès, au-delà de la 1200e place, et que l’enjeu des prochaines éditions sera moins le nombre que la qualité du rang. C’est là que se jouera la suite. Après avoir gagné en visibilité, l’université algérienne doit désormais transformer l’essai en gravissant les échelons, en produisant davantage de recherche d’impact et en fidélisant ses talents. Le communiqué du ministère trace la direction.

Lyna Larbi

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