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Iran : Washington annonce des sanctions, tensions persistantes à Ormuz

Les États-Unis promettent de couper de la finance en dollars les aéroports étrangers qui serviraient les compagnies aériennes iraniennes à partir du 23 septembre.  Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a annoncé lundi que les activités des compagnies aériennes commerciales iraniennes seraient entravées à l’échelle mondiale à compter du 23 septembre, au moyen de sanctions dites secondaires. « À partir du 23 septembre, toutes les compagnies aériennes iraniennes seront paralysées dans le monde », a-t-il déclaré à la chaîne américaine CNBC. Selon le responsable américain, les plateformes aéroportuaires étrangères qui fournissent des services aux appareils iraniens s’exposent à une exclusion du système bancaire américain. Les opérateurs qui ravitailleraient ces avions en carburant, leur assureraient des services d’atterrissage ou vendraient des billets aux passagers risqueraient de perdre leur accès aux opérations de compensation en dollars, a-t-il précisé. Les autorités iraniennes n’avaient pas réagi dans l’immédiat à cette annonce.

La mesure s’inscrit dans le cadre des sanctions américaines annoncées dans le sillage de la guerre déclenchées par les attaques américano-israéliennes le 28 février dernier contre l’Iran. Un conflit qui s’est accompagné de perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz et d’échanges de tirs de missiles dans la région. Ormuz est justement au cœur de l’actualité. L’agence britannique de sécurité maritime UKMTO a indiqué sur X qu’un navire avait été visé par « un projectile inconnu » dans le détroit, blessant légèrement deux membres d’équipage. L’origine du tir n’a pas été communiquée. L’Iran, qui contrôle ce passage stratégique, n’autorise pas les navires à l’emprunter sans son accord, selon France 24. Quelques heures plus tôt, les Gardiens de la révolution iraniens avaient averti, dans un communiqué, qu’« en cas de nouvelle attaque, il y aura des changements significatifs dans notre défense et contre-offensive ». Évoquant « une modification de la géographie de la guerre », ils ont ajouté : « Nous utiliserons de nouvelles armes dotées de nouvelles capacités sur le champ de bataille. » Ce type de mise en garde est régulièrement formulé depuis le début du conflit. Samedi, le commandement militaire central iranien affirmait pour sa part que Washington avait « décidé une fois de plus de prendre des mesures contre l’Iran islamique ». Sur le plan diplomatique, le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, a quitté Islamabad lundi pour Téhéran, selon des sources gouvernementales citées par Anadolu. Il s’agit de sa sixième visite depuis février. Il devrait notamment évoquer les attaques des Houthis contre des infrastructures pétrolières et économiques saoudiennes et la relance des négociations avec Washington. Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaeil Baqaei, a indiqué que la visite porterait sur les relations bilatérales, sans échange de message de médiation prévu. Le Pakistan demeure le principal médiateur entre les deux parties. Washington et Téhéran avaient signé en juin le mémorandum d’Islamabad avant que les pourparlers ne butent sur les garanties de sécurité et la liberté de navigation à Ormuz. Des frappes ont ensuite été échangées en juillet. Dimanche, Donald Trump a dit envisager trois optionssoit poursuivre la pression économique, renverser le régime ou parvenir à un accord.

R.I

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