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Pezeshkian répond à Trump à la tribune de l’ONU : « L’Iran ne capitulera pas »

Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a affirmé mercredi à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, à New York, que son pays « n’a jamais été un agresseur » et « n’a jamais démarré de guerre », répondant ainsi à son homologue américain, Donald Trump, qui avait qualifié la veille l’Iran de « principal soutien du terrorisme ». Il a en même temps assuré que Téhéran croyait en la diplomatie pour sortir du conflit. « Nous ne sommes pas des terroristes, nous sommes des victimes du terrorisme », a déclaré M. Pezeshkian, qui a également averti que l’Iran ne capitulerait pas et « ne baisserait jamais la tête ». Et d’ajouter que « les puissants semblent être les créateurs de l’instabilité et de la destruction », et les États-Unis ne respectent « aucune des règles du droit international ». Les propos du président américain sont, a-t-il estimé, « le signe d’une mentalité d’intimidation ». Il a aussi accusé l’entié sioniste de cibler des quartiers dans plusieurs villes iraniennes et de mener des assassinats, des actes qu’il a qualifiés de « véritablement terroristes ». Le chef de l’État iranien a défendu les opérations militaires de son pays, qu’il présente comme défensives, et réaffirmé que Téhéran ne cherche pas à se doter de l’arme nucléaire. « Le peuple iranien défend son pays depuis sept mois », a-t-il ajouté, en évoquant la mort du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, tué, selon ses termes, « sans aucune justification » lors des premières frappes américano-israéliennes de la fin février. Ce discours est intervenu au lendemain de celui de M. Trump, qui avait indiqué devoir choisir entre « anéantir » l’Iran et conclure un accord, éventuellement après les élections de mi-mandat du 3 novembre.

Des contacts indirects sous médiation qatarie

Entre ces deux prises de parole, des discussions indirectes se sont tenues mardi soir à New York, par l’intermédiaire du Qatar, les premières entre Washington et Téhéran depuis l’effondrement du cessez-le-feu en juillet. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araqchi, et les émissaires américains Jared Kushner et Steve Witkoff y ont pris part sans tête-à-tête, des responsables iraniens ayant écarté toute rencontre directe. Le président américain a évoqué une « réunion très productive ». Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmail Baghaei, a indiqué que Téhéran avait transmis ses conditions, dont la fin de la guerre sur tous les fronts, l’arrêt des « actes d’agression » américains et l’acceptation d’un itinéraire sûr dans le détroit d’Ormuz, convenu avec Oman. Un haut responsable iranien a déclaré à Reuters que son pays examinait la réponse américaine, tout en jugeant les positions « très éloignées ».

tandis que Mohsen Rezaei, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, a menacé d’agir contre les voisins de l’Iran qui appliqueraient de nouvelles sanctions visant l’aviation civile iranienne. Sur le marché pétrolier, le baril s’est établi autour de 100 dollars, à son plus bas niveau depuis deux semaines, après une nouvelle flambée des prix liée à la progression des Houthis, alliés yéménites de l’Iran, en direction du détroit de Bab el-Mandeb, voie stratégique pour le brut mondial.

L. Saïdi

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