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Campagne internationale pour la suspension de l’entité sioniste de l’ONU

Le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) a lancé ce mercredi une campagne de collecte de signatures pour exiger la suspension de l’adhésion d’Israël à l’Organisation des Nations Unies, à la faveur de la 81e session de l’Assemblée générale, rapporte l’agence palestinienne WAFA. Adressée au président de la session, Khalil Rahman, la pétition demande que le cas de l’entité sioniste soit traité comme celui de l’Afrique du Sud à l’époque de l’apartheid. Ses initiateurs invoquent les graves violations du droit international commises par l’occupation et son refus de se conformer aux résolutions des organes onusiens comme aux positions de la Cour internationale de Justice. Ils l’accusent aussi de viser les installations et le personnel de l’ONU et d’entraver le travail de ses fonctionnaires, comités et experts. À New York, un dialogue de haut niveau organisé en marge de l’Assemblée a mis l’accent sur le calvaire des enfants palestiniens détenus par l’occupation. Initiée par la mission de l’État de Palestine, en coordination avec le ministère des Prisonniers, les missions de Jordanie et d’Irlande et l’organisation Save the Children, cette rencontre, la première du genre pendant la semaine de haut niveau, a réuni notamment la reine Rania de Jordanie, le Premier ministre irlandais et le représentant palestinien à l’ONU, Riyad Mansour. Les participants ont écouté le témoignage d’un enfant arrêté à 15 ans, qui a évoqué la faim, les mauvais traitements et la répression endurés en détention. Riyad Mansour a affirmé que les enfants palestiniens subissent arrestations arbitraires et torture systématique. Il a rappelé que l’ONU a inscrit les forces d’occupation sur la liste des parties qui commettent de graves violations contre les enfants, dont des violences sexuelles, et que des mineurs ont été utilisés comme boucliers humains. Des dizaines d’entre eux sont morts en détention et d’autres ont disparu. Il a cité le cas de Walid Ahmed, 17 ans, originaire de Silwad, décédé l’an dernier, dont l’autopsie a conclu à la malnutrition.

Sur le terrain, la Commission des affaires des prisonniers et anciens détenus a fait état, depuis Ramallah, de conditions très dures pour les détenus de Ghaza incarcérés au Néguev. Selon l’avocat de la Commission, les prisonniers évoquent des agressions répétées, des incursions dans les cellules, des humiliations, la privation de soins et un manque de vêtements et de produits d’hygiène. Plusieurs ont beaucoup maigri et souffrent de douleurs persistantes, avec de lourdes séquelles psychologiques.

R.I

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