Régions

Annaba : L’informel dans le collimateur

Depuis son arrivée à Annaba, le nouveau wali Abdelkader Djellaoui a décidé d’opérer un sérieux coup de balai pour mettre fin à l’anarchie prévalant dans la ville des Jujubes. Dans le cadre des prérogatives qui lui sont conférées par son statut de premier responsable de la wilaya, Abdelkader Djellaoui a donné instruction pour nettoyer tout le centre-ville des indus occupants des espaces publics. Depuis les vendeurs de vêtements et de vaisselles jusqu’aux marchands de fruits et légumes en passant par ceux vendant tout et rien entre autres, l’informel a gagné du terrain au cours des cinq dernières années. Depuis 2019, aucune action concrète et d’envergure n’a été opérée pour freiner un tant soit peu le phénomène du commerce illicite. Certains font de cet informel une vitrine pour commercialiser des psychotropes. D’autres usent de la force et d’armes blanches pour imposer leur diktat sur les lieux. Les vendeurs de l’informel ne sont pas les seuls à squatter les espaces publics. Même les commerçants ont squatté les espaces devant leurs magasins, narguant toutes les lois et les réglementations. Un état d’esprit qui dénote de l’indifférence aussi bien des commerçants que des services concernés. Pour ces raisons et sur instructions du wali d’Annaba, une campagne de lutte est lancée depuis une semaine par les services de la Sûreté d’Annaba contre le squat des espaces publics. Jusqu’à la mise sous presse, l’opération est toujours en cours et devra, nous dit-on, se poursuivre le temps qu’il faudra. C’est au centre-ville que les services de la sûreté urbaine, appuyés par ceux de la voie publique, ont tenté de sensibiliser les commerçants sur la réglementation qui régit l’activité commerciale. Ils les ont également informés des nouvelles dispositions des autorités locales qui portent sur la lutte contre l’exploitation des espaces publics sans autorisation, ainsi que sur le rejet anarchique des déchets. Nombreux sont les commerçants et les vendeurs ambulants qui exposent leurs marchandises sur les trottoirs, causant des désagréments pour les piétons et même pour les automobilistes. Certains d’entre eux, par faute d’espace dans leurs locaux ou magasins, ont recours à cette pratique illégale. À souligner que selon la loi, l’occupation illicite des trottoirs par les commerçants, sous prétexte que leurs locaux donnent sur la rue, entraîne une amende de 8.000 à 16.000 DA et une peine d’emprisonnement pouvant aller de 10 jours à 2 mois. En cas de récidive, la peine d’emprisonnement peut atteindre 4 mois et une amende pouvant aller jusqu’à 40.000 DA. S’agissant des vendeurs informels, le déploiement des services de polices dans tout le centre-ville et ses différentes artères, a quelque peu dissuadé les vendeurs à la sauvette qui tentent de squatter d’autres endroits mais, peine perdue, la police est aux aguets.

Sofia Chahine

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *