Économie

ENOF : L’unité de céramique et de verrerie d’Annaba relancée

Dotée d’une chaîne de production d’une capacité annuelle de 40.000 tonnes et considérée comme unique de son genre en Algérie, l’unité de production de matière première pour la de verrerie et la céramique de Ain Barbar dans la wilaya d’Annaba a été relancée.

Spécialisée dans l’extraction et le traitement de minerai, cette unité fournit la matière première aux industries de transformation spécialisée dans la fabrication de céramiques, de porcelaine et de verre, selon les explications fournies au wali d’Annaba, Abdelkader Djellaoui. Selon un communiqué publié sur la page Facebook de la wilaya d’Annaba, le chef de l’exécutif local a, en marge d’une visite d’inspection sur les préparatifs de la saison estivale dans les communes de Chétaibi et Séraidi, inspecté deux unités affiliées à l’entreprise nationale pour les produits miniers non ferreux et des substances utiles (ENOF), implantée à la localité d’Aïn Barbar (Seraidi), a expliqué la même source. Ayant une chaîne de production d’une capacité de 40.000 t/an, cette unité est l’unique en Algérie. Car, elle fournit une matière première qui n’existe que dans la localité d’Aïn Barbar dans la wilaya d’Annaba. Le minerai extrait de la carrière de cette localité est indispensable pour les industries de transformation spécialisées dans la fabrication de céramiques, de porcelaine et de verrerie, selon le même communiqué. La reprise de l’activité de cette unité est liée à la reprise d’une seconde unité spécialisée dans l’extraction du minerai de feldspath traité qui a une capacité de 20.000 t/ an. Le wali d’Annaba a ordonné la reprise de cette deuxième unité dans les meilleurs délais, a encore précisé la même source. Celle-ci a souligné que la démarche vise à réduire l’importation de cette matière, de plus en plus exploitée en raison de son impact sur les propriétés psycho-chimiques, mécaniques et esthétiques des céramiques sanitaires. La reprise de l’exploitation du gisement de Feldspath de Ain Barbar, est une valeur ajoutée pour le développement économique local et national, dont l’impact est la création de plus de postes d’emploi et de richesses pour la région. On rappelle que ces unités procurent 86 postes de travail. On rappelle que les pouvoirs publics se sont lancés depuis 2020/2021 dans l’exploitation de plusieurs gisements miniers, dans le cadre de la politique de diversification de l’économie nationale. L’objectif du programme de développement minier est d’exploiter et de valoriser au plan industriel les ressources minières dont regorge l’Algérie pour la production de demi-produits et d’intrants destinés aussi bien à l’export qu’à l’approvisionnement des industries nationales. Le projet d’exploitation du gisement de Feldspath de l’ancienne carrière d’Ain Barbar, distante de 20 km du chef-lieu de la commune de Séraidi, fait partie de ce plan. Rappelons que la carrière de Feldspath, matériau très recherché dans l’industrie céramique et verrière, est entrée en production en 1984 puis abandonnée durant la décennie noir. Pourtant en 2015, l’Entreprise des produits miniers non ferreux et des substances utiles (ENOF) a décidé de reprendre l’exploitation abandonnée depuis 2003. Une ligne de crédit de près de deux milliards de dinars a même été dégagée pour concrétiser ce projet et dont l’entrée en production a été prévue pour le premier trimestre 2016. Tout cela sous l’impulsion du groupe industriel minier Manadjim Aldjazair (MANAL). Il a été également annoncé que le projet a été scindé en deux phases, l’installation d’une chaîne neuve de traitement de Feldspath au niveau de l’ancienne carrière. Quant aux équipements, leur acquisition se fera auprès de fournisseurs étrangers spécialisés. La seconde phase permettrait le passage à la production du Feldspath. Il était prévu dans un premier temps, l’extraction de 20.000 t/an, avant d’atteindre un rythme de croisière de 100.000 t/an sachant que l’Algérie en importe plus de 80.000 t/an, pour un coûte équivalent à une dizaine de millions de dollars /an déboursé par le trésor public. Un projet qui devait créer 120 postes permanents directs pour la remise en marche de l’usine et qui profiteront à la main-d’œuvre locale dans une région où le chômage est endémique. D’autant plus que ce projet est implanté dans l’une des zones reculées de la wilaya. Ainsi, le projet d’exploitation du gisement de Feldspath d’Ain Barbar qui était resté au stade de l’annonce vient d’être officiellement relancé.

Sofia Chahine

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