Festival international du court-métrage de Timimoun : Le Sénégal à l’honneur
Timimoun s’apprête à devenir, du 13 au 18 novembre, la scène vibrante de la première édition du Festival international du court-métrage, qui réunira 61 films issus de 31 pays. Pour cette ouverture placée sous le signe du dialogue africain, le Sénégal est l’invité d’honneur.
Les organisateurs affirment que cette première édition « célébrera le cinéma africain, en accueillant le Sénégal comme invité de marque ». Ils décrivent l’organisation du festival comme un « défi cinématographique » autant qu’une « responsabilité », puisque l’ambition est de « fonder un événement annuel enraciné dans le patrimoine culturel de Timimoun, encourager les jeunes réalisateurs, favoriser l’échange et construire des ponts culturels, ainsi que stimuler les coproductions entre professionnels africains et internationaux, tout en renforçant la formation à travers des ateliers et des master class ». Pendant six jours, les compétitions mettront en lumière « 61 films de 31 pays, dont 19 fictions courtes, 13 documentaires courts et 15 films nationaux », tous en lice pour le Grand Prix « Gourara d’or ». À ces sections s’ajoutera une carte blanche dédiée à six courts-métrages algériens sélectionnés sous la direction du réalisateur Abdelnour Zahzah, ainsi que cinq projections consacrées au court-métrage sénégalais. Les projections documentaires se dérouleront dans une salle du centre-ville, « actuellement en cours d’équipement et de préparation pour accueillir les documentaires », tandis que les fictions seront projetées en plein air, dans « le théâtre à ciel ouvert, lui aussi en cours d’aménagement pour garantir une projection à la hauteur de la qualité des films ».
Les jurys réunissent plusieurs noms venus d’horizons variés : Mounes Khammar (Algérie), Dieudo Hamadi (RDC), Gioisy Boemi (Italie), Amine Boukhris (Tunisie), Jihan El-Tahri (Égypte) et Delphine Ouattara (Burkina Faso). Le festival réservera également des hommages à de grandes figures du cinéma, parmi lesquelles Mohamed Chouikh, Yamina Bachir-Chouikh, Allal Yahiaoui, Ahmed Zir, mais aussi le Martiniquais Daniel Boukman et la productrice sénégalaise Angèle Diabang. Deux projections africaines en séance d’honneur viendront ponctuer la manifestation : « Rebond atomique » du réalisateur Rachid Bouchareb, un film de fiction sur les explosions nucléaires françaises à Reggane dans le Sahara algérien, en ouverture et « Pacience (Sabaly) » de Valentin Giod en clôture.
Les organisateurs affirment que le Festival de Timimoun sera « une occasion de redonner vie au court-métrage en Algérie » et de « soutenir et honorer les ciné-clubs ». Ils annoncent aussi des rencontres et tables rondes consacrées aux réalités de la production cinématographique en Afrique, dont un colloque international intitulé « Cinéma, société et territoires », prévu les 17 et 18 novembre, pour interroger le rapport du cinéma aux transformations sociales et aux espaces de vie.
Mohand Seghir

