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Sahara occidental : L’UE doit se conformer aux décisions de la CJUE 

L’Instance sahraouie contre l’occupation marocaine (ISACOM) a appelé l’Union européenne (UE) à se conformer aux décisions de la Cour de justice de l’UE (CJUE) qui confirment que le Sahara occidental et le Maroc sont « deux territoires distincts », assurant que la liberté du peuple sahraoui n’était pas négociable.L’ISACOM a condamné, dans un communiqué, toute tentative de l’UE visant à conclure des partenariats politiques et économiques avec le Maroc susceptibles de prolonger l’occupation du Sahara occidental, critiquant vertement la politique des deux poids, deux mesures suivie par l’UE lors du traitement des dossiers internationaux. Une politique que l’instance considère comme « moralement et légalement répréhensible ». Elle a signalé, par ailleurs, que l’UE ne pouvait ignorer l’occupation illégale du Sahara occidental par le Maroc depuis plus de cinquante ans, critiquant les tentatives visant à vider le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination de sa substance. Un droit consacré par la Charte de l’Organisation des Nations unies et confirmé, sans équivoque, par la Cour internationale de justice (CIJ) dans son avis consultatif historique émis le 16 octobre 1975. L’ISACOM a rappelé que les verdicts successifs de la CJUE, notamment celui de 2016, considéraient le Sahara occidental comme un territoire distinct de celui du Maroc et qu’il ne pouvait être inclus dans un quelconque accord entre l’UE et le Maroc sans le consentement du peuple sahraoui et de son représentant légitime, le Front Polisario. De leur côté, des organisations sahraouies ont appelé la communauté internationale à faire pression sur l’occupation marocaine pour la libération de tous les détenus sahraouis, réaffirmant leur engagement à poursuivre leur lutte jusqu’à l’indépendance. Dans un communiqué, l’Union des étudiants de Sakia El Hamra et Oued Dahab a mis en avant la résilience des étudiants et des détenus politiques sahraouis dans les prisons de l’occupation. L’union a également appelé à la libération de l’ensemble des détenus et à respecter le droit inaliénable du peuple sahraoui à la liberté et à l’indépendance. De leur côté, les familles des étudiants emprisonnés pour des motifs politiques ont, une nouvelle fois, appelé à la libération de tous les détenus politiques sahraouis et à exiger que le peuple sahraoui puisse exercer son droit à l’autodétermination. Pour sa part, l’Association sahraouie des victimes des violations graves des droits de l’Homme, a rendu public un communiqué dans lequel elle a révélé les mauvais traitements subis par les étudiants et les militants politiques sahraouis. Elle a appelé, elle aussi, à la libération de l’ensemble des prisonniers sans conditions, exigeant le respect des droits fondamentaux du peuple sahraoui, dont principalement son droit à l’autodétermination. Le Collectif des défenseurs sahraouis des droits humains au Sahara occidental (CODESA) a estimé urgente une intervention des Nations unies pour protéger les détenus et pour s’assurer de leur libération. Il a particulièrement critiqué la politique de l’occupant marocain consistant à cibler systématiquement les étudiants à travers, notamment des décisions de justice sévères. Le collectif a invité, dans ce contexte, les organisations de défense des droits humains à apporter leur soutien aux détenus politiques sahraouis ainsi qu’à leurs familles. 

R.I. avec APS

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