A quelques mois de législatives : Le CSJ forme ses membres à l’observation du processus électoral
À quelques mois des élections législatives et locales, le gouvernement intensifie la préparation de la jeunesse algérienne à jouer un rôle actif dans le processus démocratique. Dans ce sens, le ministre de la Jeunesse, chargé du Conseil supérieur de la jeunesse, Mustapha Hidaoui, a lancé mardi à Alger, aux côtés du président par intérim de l’Autorité nationale indépendante des élections, Karim Khelfane, la deuxième session de formation destinée aux membres du CSJ sur les mécanismes de surveillance et d’observation des processus électoraux. Quatre-vingt-dix jeunes participent à cette formation de deux jours, conçue pour renforcer leurs capacités et leur permettre de contribuer, selon les organisateurs, avec conscience et efficacité aux scrutins à venir. Lors de la cérémonie d’ouverture, M. Hidaoui a situé l’initiative dans le cadre plus large de la politique présidentielle. Cette session, a-t-il affirmé, « s’inscrit dans le cadre de la démarche nationale portée par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, dans son programme, en vue d’associer les jeunes à la prise de décision et à la gestion de la chose publique ». Le ministre a souligné que « à l’approche des élections législatives et locales, cette session revêt une importance particulière en ce qu’elle permet aux jeunes d’acquérir les connaissances et les aptitudes nécessaires à une participation consciente et responsable aux prochaines échéances ». De son côté, M. Khelfane a rappelé que cette formation s’inscrit dans la continuité de celle organisée le 8 octobre dernier, avec un programme pédagogique identique couvrant l’ensemble du processus électoral. Le cursus aborde toutes les étapes, « depuis la convocation du corps électoral jusqu’à la proclamation des résultats, en passant par les étapes d’organisation et de surveillance, sans oublier l’encadrement des échéances à l’étranger », a-t-il précisé. Le président par intérim de l’ANIE a insisté sur l’objectif de cette nouvelle session, qui consiste à « permettre aux jeunes d’accéder au plus grand nombre possible d’outils juridiques et politiques ». L’encadrement de la formation a été confié à une équipe pluridisciplinaire composée de membres de l’ANIE, d’enseignants universitaires spécialisés et de cadres du ministère des Affaires étrangères. Selon M. Khelfane, cette diversité vise à « dispenser une formation approfondie et complète » aux participants. L’implication du ministère des Affaires étrangères dans le dispositif de formation témoigne de la volonté d’intégrer également la dimension internationale du processus électoral, notamment pour les scrutins concernant la diaspora algérienne. Cette initiative s’inscrit dans un contexte politique marqué par la volonté affichée des autorités de renforcer la participation citoyenne et de rajeunir le personnel politique. En formant les membres du Conseil supérieur de la jeunesse aux mécanismes d’observation électorale, le gouvernement entend disposer d’un vivier de jeunes cadres capables d’assurer la transparence des scrutins et de contribuer à la consolidation du processus démocratique. La multiplication de ces sessions de formation illustre également la priorité accordée à l’encadrement institutionnel de la jeunesse dans la perspective des prochaines échéances électorales, dont l’organisation mobilise l’ensemble des acteurs politiques et administratifs du pays.
Malik Meziane

