Le COA entre dans l’ère du numérique : Une plateforme digitale pour révolutionner la gestion des évènements sportifs
Le Comité olympique et sportif algérien (COA) franchit un cap décisif dans sa mue institutionnelle. L’instance dirigeante du sport national a officiellement lancé une plateforme numérique avancée dédiée à la gestion des manifestations sportives internationales, marquant ainsi une rupture franche avec les méthodes administratives traditionnelles qui ont longtemps plombé la fluidité de la machine sportive algérienne. Une initiative qui s’inscrit dans un mouvement de fond, celui de la modernisation, et qui place désormais l’Algérie dans le sillage des grandes nations sportives engagées dans la transition numérique.
C’est dans ce contexte que le COA a organisé, mardi, une session de formation au profit des représentants des fédérations sportives nationales, consacrée aux modalités d’utilisation de ce nouvel outil digital. Selon le communiqué de l’instance, cette démarche s’inscrit « dans le cadre des recommandations du Comité international olympique (CIO) et dans une démarche de transition vers le numérique », sous la bannière d’une vision affichée sans ambiguïté : « zéro papier ». Un objectif ambitieux, mais désormais ancré dans une réalité concrète avec la mise en service effective de la plateforme.
L’outil ainsi déployé est présenté par le COA comme « la pierre angulaire du projet « Vers la digitalisation » ». Il vise à remplacer progressivement les échanges et procédures administratives sur support papier, tout en « accélérant la circulation de l’information entre le COA et les différentes instances sportives » et en renforçant « la transparence et une meilleure précision dans le traitement des données liées au sport ». Sur le plan technique, la plateforme a été conçue spécifiquement pour répondre aux exigences de la gestion des événements sportifs internationaux. Elle intègre des outils logistiques permettant la gestion des délégations, le traitement des inscriptions et le suivi en temps réel des activités. Son déploiement effectif coïncide, non par hasard, avec la participation de l’Algérie aux Jeux méditerranéens 2026, offrant ainsi un terrain d’expérimentation grandeur nature. Les équipes administratives et techniques des fédérations pourront y éprouver l’efficacité du système dans des conditions réelles de compétition, avec toute la complexité logistique que ce type d’événement implique. La session de formation de mardi a enregistré une forte mobilisation des représentants des fédérations. Ces derniers ont bénéficié d’explications pratiques couvrant l’ensemble des fonctionnalités de la plateforme : mécanismes d’accès, mise à jour des données des athlètes, gestion des dossiers administratifs et techniques liés aux participations internationales, et utilisation des outils numériques pour « alléger les contraintes bureaucratiques et optimiser les délais de traitement ». Une formation qui se veut non seulement technique, mais aussi culturelle, dans la mesure où elle invite les acteurs du mouvement sportif à repenser leurs pratiques de travail au quotidien.
Au-delà de cet outil inaugural, le COA a réaffirmé sa volonté d’inscrire la digitalisation dans la durée. Plusieurs autres plateformes numériques sont actuellement en cours de développement, ciblant les sportifs, les jeunes talents et les fédérations, avec pour objectif global de dématérialiser l’ensemble des procédures administratives du mouvement olympique algérien. Une feuille de route qui témoigne d’une vision cohérente et d’une ambition assumée : faire du sport algérien un secteur moderne, compétitif et transparent, capable de se mesurer aux standards internationaux, aussi bien sur les terrains de compétition que dans les coulisses de son organisation.
M.D.

