Violations et tensions dès les premières heures : Cessez-le-feu fragile au Liban
À peine entré en vigueur, le cessez-le-feu de dix jours conclu entre le Liban et l’entité sioniste montre déjà ses premières fissures. Selon l’agence de presse libanaise ANI, reprise par l’APS, l’artillerie israélienne a ouvert le feu sur la ville de Khiam, dans le sud du pays, touchant la localité de cinq obus. Une ambulance a également été atteinte, faisant des blessés, tandis que des tirs supplémentaires ont été signalés à proximité de la frontière.
De son côté, l’armée d’occupation israélienne a confirmé ces frappes tout en les justifiant. Dans un communiqué, elle indique avoir établi une « ligne jaune » de démarcation — sur le modèle de celle instaurée à Ghaza — derrière laquelle ses troupes se sont repliées. Elle estime que toute personne s’approchant de cette ligne depuis le nord « viole les accords de cessez-le-feu » et « constitue une menace immédiate ». Face à cette situation, le président libanais Joseph Aoun a appelé au calme et à la persévérance diplomatique, qualifiant de « cruciaux » les pourparlers directs avec l’entité sioniste. « Un cessez-le-feu représente le début d’un processus de négociations, une voie soutenue au niveau local et international », a-t-il déclaré dans un communiqué, soulignant que la trêve ne constitue qu’une première étape vers un retour durable à la paix.
R.I.

