CAN U17: Double confrontation amicale pour les Verts face à l’Égypte
La semaine qui s’ouvre sera placée sous le signe des jeunes sélections algériennes. Pendant que les U17 masculins s’apprêtent à disputer deux matchs amicaux au Caire dans le cadre de leur préparation pour la Coupe d’Afrique des nations, leurs homologues féminines ont vécu, elles, une douloureuse élimination à Yaoundé. Du côté des garçons, c’est l’optimisme qui domine. La Fédération algérienne de football (FAF) a annoncé que la sélection nationale U17 affrontera son homologue égyptienne les 24 et 27 avril au Centre des équipes nationales relevant de la Fédération égyptienne, au Caire. Ces deux rencontres amicales s’inscrivent dans un regroupement prévu jusqu’au 28 avril, conçu pour affûter le collectif avant une échéance de taille : la CAN-2026, compétition pour laquelle les Algériens ont déjà assuré leur qualification. Les Verts cadets avaient décroché leur billet pour la phase finale en terminant à la deuxième place du tournoi de l’Union nord-africaine (UNAF), disputé à Benghazi, en Libye. Une qualification méritée, mais qui place désormais la barre très haut. Car le tirage au sort n’a guère été clément : versés dans le groupe D, les jeunes Algériens devront composer avec un plateau de haute volée. Ils y croiseront le Sénégal, tête de série et tenant du titre après son sacre en 2023, l’Afrique du Sud et le Ghana, nation au palmarès continental étoffé. Autant dire que la préparation revêt une importance capitale, et que ces deux joutes face à l’Égypte — sélection habituée des grandes compétitions africaines de jeunes — constitueront un test sérieux et bienvenu. L’enjeu dépasse d’ailleurs le seul cadre continental. Les huit équipes qui atteindront les quarts de finale de la CAN-2026 décrocheront automatiquement leur qualification pour la Coupe du monde U17 de la FIFA, prévue la même année. Un double objectif qui donne à cette préparation cairote toute sa dimension stratégique. Face à l’Égypte, le staff technique aura à cœur d’évaluer ses hommes dans des conditions proches de la compétition, d’affiner les automatismes et de tester la solidité mentale d’un groupe appelé à se mesurer au gratin du football africain de la catégorie.
Les cadettes se décomposent
Le tableau est en revanche beaucoup plus sombre pour les U17 féminines, dont le rêve mondial s’est brutalement dissipé sur la pelouse du stade Olembé de Yaoundé. Samedi, les Vertes cadettes se sont inclinées face au Cameroun sur le lourd score de six buts à zéro, dans le match retour du premier tour des éliminatoires de la Coupe du monde féminine U17 de la FIFA 2026. Une défaite sans appel qui confirme l’écart de valeur entre les deux équipes, déjà perceptible lors de la manche aller. Le 12 avril, au stade Mustapha-Tchaker de Blida, les Algériennes avaient déjà concédé une lourde défaite cinq buts à un face à cette même sélection camerounaise. Sur l’ensemble des deux rencontres, le bilan est éloquent et sans ambiguïté : onze buts encaissés, un seul marqué. L’élimination est aussi nette que précoce.
Le Cameroun, qualifié pour le deuxième tour, défiera désormais le vainqueur du duel entre la Tunisie et le Sénégal, avec des matchs aller et retour programmés entre le 22 et le 31 mai prochain. Pour les joueuses algériennes, la compétition s’arrête là, au premier obstacle. Cette double confrontation révèle les lacunes d’une équipe encore en construction dans une discipline où le continent africain, avec ses 31 sélections engagées dans ces qualifications, propose un niveau de plus en plus relevé. Seules quatre équipes africaines au total décrocheront leur billet pour la phase finale mondiale à l’issue de trois tours éliminatoires — un quota qui laisse peu de place aux approximations.
M.D.

