Ministère de la Jeunesse : « Sawtoukoum », une plateforme numérique pour écouter les jeunes Algériens
Le ministère de la Jeunesse a annoncé lundi le lancement de la plateforme numérique « Sawtoukoum » — « votre voix » en arabe — destinée à recueillir les préoccupations, avis et propositions des jeunes Algériens. L’initiative, placée sous la supervision directe du ministre de la Jeunesse, s’inscrit dans le tournant numérique que les pouvoirs publics entendent imprimer à la relation entre l’État et sa jeunesse. Selon le communiqué du ministère, la plateforme a été lancée « dans le cadre de la concrétisation des orientations de l’État visant à renforcer la transformation numérique et à consolider les principes de transparence et d’ouverture envers la jeunesse ». Elle se veut « interactive » et permet aux jeunes « d’exprimer leurs préoccupations en toute facilité et sécurité, de soumettre leurs propositions et observations en toute transparence », mais aussi de « signaler les lacunes, dépassements et préoccupations générales, avec un suivi en temps réel de leurs demandes jusqu’à leur traitement ». La plateforme est accessible à l’adresse sawtoukoum.mjeunesse.gov.dz. Au-delà de l’outil technique, le ministère revendique une ambition politique : « adopter la numérisation pour améliorer la qualité du service public et consacrer une approche participative fondée sur l’implication des jeunes dans la formulation et l’évaluation des politiques publiques qui leur sont destinées ». En clair, il ne s’agit pas seulement d’une boîte à suggestions en ligne, mais d’un mécanisme de consultation censé nourrir directement les décisions publiques concernant cette tranche de la population.
Le ministère appelle en conclusion l’ensemble des jeunes à « s’engager activement dans cette initiative et à exploiter cette plateforme numérique pour exprimer leurs aspirations et soulever leurs préoccupations avec clarté, contribuant ainsi à l’amélioration de la performance publique et au renforcement de la qualité des programmes qui leur sont proposés ».
Chokri Hafed
