Palestine occupée : La communauté internationale se lève contre l’impunité sioniste
La pression internationale sur l’entité sioniste a atteint un nouveau seuil critique cette semaine. Des experts de l’ONU, des gouvernements européens et une coalition d’ONG ont, d’une seule voix, exigé des mesures concrètes face au génocide en cours à Ghaza et l’escalade de l’occupation en Cisjordanie. Des experts mandatés par les Nations unies ont exhorté lundi l’Union européenne à suspendre « immédiatement » son accord d’association avec l’entité sioniste, en vigueur depuis 2000 et qui garantit à Tel-Aviv un accès préférentiel au marché européen. Réunis mardi à Luxembourg, les ministres des Affaires étrangères de l’UE devaient examiner cette éventuelle suspension, sous la pression conjuguée d’une opinion publique mobilisée — une initiative citoyenne européenne a déjà franchi le seuil du million de signatures — et d’une accumulation sans précédent de preuves documentées. Pour les experts onusiens, le maintien de cet accord constitue une contradiction intenable : l’article 2 du texte subordonne les relations commerciales au respect des droits humains, une clause systématiquement ignorée malgré les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et les actes qualifiés de génocidaires documentés par de multiples organes internationaux. La Cour internationale de Justice a, pour sa part, reconnu un « risque plausible de génocide » à Ghaza et enjoint les États à ne pas soutenir, même indirectement, l’occupation illégale des territoires palestiniens.
La ministre irlandaise des Affaires étrangères, Helen McEntee, a été parmi les voix les plus directes lors du conseil de Luxembourg : « Nous devons, en tant qu’Union européenne, défendre nos valeurs fondamentales. » L’Irlande, l’Espagne et la Slovénie ont conjointement adressé une lettre à la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas pour réclamer la suspension de l’accord, ou à défaut de ses volets commerciaux. McEntee a dénoncé une « escalade de violence sans précédent et inacceptable » en Cisjordanie occupée, où 34 nouvelles colonies ont été approuvées ces dernières semaines, et qualifié la nouvelle loi sioniste instaurant la peine de mort pour certains détenus palestiniens d’initiative « totalement inacceptable ».
L’armée sioniste, « la plus dégénérée au monde »
La Rapporteuse spéciale de l’ONU sur les droits de l’homme dans les territoires palestiniens, Francesca Albanese, n’a pas mâché ses mots. En réaction à une vidéo montrant des soldats maltraitant un enfant palestinien, elle a qualifié l’armée sioniste d’« armée la plus dégénérée au monde », affirmant détenir suffisamment d’éléments pour l’affirmer « avec une certitude absolue ». Albanese a par ailleurs révélé recevoir des menaces de mort depuis la publication de son rapport accusant l’entité sioniste de génocide.
Une coalition d’ONG dirigée par le Conseil norvégien pour les réfugiés a documenté le harcèlement systématique, les agressions et les intimidations de colons sionistes contre des familles palestiniennes en Cisjordanie — y compris à l’intérieur de leurs domiciles. Selon l’OCHA, plus de 2 500 Palestiniens dont 1 100 enfants ont été déplacés cette année, dans 75 % des cas en raison d’attaques de colons. Plus de 70 % des familles déplacées interrogées citent les menaces de violences sexuelles contre femmes et enfants comme facteur déterminant de leur fuite. Des images satellites confirment par ailleurs l’expansion accélérée des fortifications militaires sionistes à Ghaza, notamment à Rafah, Khan Younes et Shujayea. Des routes, talus, tours de guet et avant-postes permanents dessinent les contours d’une occupation durable, en totale contradiction avec les termes du cessez-le-feu. Depuis le 7 octobre 2023, l’agression génocidaire sioniste contre la bande de Ghaza a fait 72 560 martyrs et 172 317 blessés, en majorité des femmes et des enfants. Le système de santé est au bord de l’effondrement : destruction des infrastructures médicales, pénurie de médicaments, déplacements continus. Une étude publiée dans The Lancet estime que le bilan réel dépasse 75 000 morts liées à la « violence directe ». Face à l’accumulation des preuves, des décisions de justice internationales ignorées et d’un bilan humain qui s’aggrave chaque jour, les experts onusiens sont catégoriques : la suspension de l’accord UE-entité sioniste n’est pas une option politique. C’est une obligation juridique.
L.S.

