Selon les prévisions du FMI pour 2026 : L’Algérie franchit le seuil des 317 milliards de dollars de PIB
Le FMI place l’économie algérienne en tête du Maghreb et dans le top 4 africain. Selon les dernières projections du Fonds monétaire international, publiées en marge des réunions de printemps de l’institution et de la Banque mondiale et relayés mardi par l’APS, le produit intérieur brut de l’Algérie atteindra 317,17 milliards de dollars en 2026, contre 285,72 milliards en 2025, soit un bond de près de 32 milliards de dollars en une seule année.
La croissance économique est revue à la hausse à 3,8% pour 2026, contre 2,9% anticipés en octobre 2025, une progression de 0,9 point qui traduit une dynamique positive maintenue malgré un contexte mondial sous tension. Ce chiffre reste toutefois légèrement en deçà des 4,1% inscrits dans la loi de finances pour la même année.
À l’échelle régionale, l’Algérie s’impose comme la première économie du Maghreb. Sur le continent africain, elle figure au quatrième rang, aux côtés du Nigeria, de l’Égypte et de l’Afrique du Sud, des économies dont le poids démographique est sans commune mesure avec le sien.
Le tableau devient encore plus flatteur lorsqu’on applique le critère de la parité de pouvoir d’achat. Cet indicateur, qui corrige les distorsions liées aux taux de change en intégrant le coût réel de la vie et des biens et services dans chaque pays, offre une mesure plus fidèle de la capacité productive et consommatrice d’une économie. Selon ce critère, le PIB algérien est estimé à 941 milliards de dollars en 2026, propulsant le pays au 39e rang mondial, contre le 40e en 2025, et au quatrième rang dans le monde arabe.
La trajectoire tracée par le FMI pour les années suivantes est tout aussi encourageante. Le PIB en parité de pouvoir d’achat devrait atteindre 956 milliards de dollars en 2027, puis 998 milliards en 2028, avant de franchir le seuil symbolique des 1 000 milliards en 2029, avec 1 041 milliards projetés. Un cap qui, s’il se confirme, placerait l’Algérie dans le cercle restreint des économies du trillion de dollars.
Ces projections ont été rendues publiques à l’occasion de la présentation du rapport sur les Perspectives de l’économie mondiale, exercice semestriel du FMI qui fait référence pour les gouvernements et les investisseurs. Elles confirment la résilience de l’économie algérienne face aux turbulences géopolitiques qui continuent de peser sur les échanges et les marchés mondiaux. Notons que le FMI a salué au cours des derniers mois les efforts de diversification économique, la nouvelle loi sur l’investissement, et la modernisation du secteur bancaire pour réduire la dépendance aux hydrocarbures. Il recommande toutefois la nécessité de poursuivre la diversification, de soutenir l’entrepreneuriat et d’investir dans le capital humain pour une croissance durable et créatrice d’emplois.
Amar Malki

