Brahim Ouchène : « Oran est prête à accueillir de grandes manifestations sportives »
Moins d’un mois après le désistement du Ghana, le Centre aquatique du complexe olympique Miloud-Hadefi d’Oran a ouvert mardi ses portes à la 17e édition des Championnats d’Afrique de natation. Plus de 450 nageurs représentant 40 pays y concourront jusqu’au 10 mai — une participation record qui dit autant sur l’état de la natation africaine que sur la capacité de l’Algérie à organiser en urgence ce que d’autres n’ont pas pu tenir. Le contexte mérite d’être rappelé. Le Ghana avait initialement décroché l’organisation de cette édition. Il y a renoncé à quelques semaines de l’échéance, sans que les raisons officielles soient détaillées. La Confédération africaine des sports aquatiques s’est retournée vers l’Algérie, qui a dit oui et tenu le délai. Mohamed Diop, président de la Confédération, n’a pas cherché à minimiser ce que cela représente. Lors de la cérémonie d’ouverture, il a remercié « le gouvernement algérien et la Fédération algérienne des sports aquatiques pour leur grand engagement ayant permis de relever le défi en un laps de temps très court », ajoutant que « l’Algérie a réussi en moins d’un mois à sauver cette compétition, dans un geste reflétant l’esprit de solidarité africaine ». Avant de conclure : « Ce n’est pas la première fois que l’Algérie démontre son excellence en matière d’organisation. »
La cérémonie s’est tenue en présence du wali d’Oran Brahim Ouchène, du président de la Fédération algérienne des sports aquatiques Nasreddine Zahafi, d’un représentant du ministre des Sports et des autorités civiles et militaires locales.
Cette édition se distingue par une innovation de taille : pour la première fois, quatre compétitions sont regroupées en un seul rendez-vous — seniors, juniors, masters, et une épreuve interzones inédite. Diop y voit « une véritable volonté d’insuffler une nouvelle dynamique à la natation africaine ». Les temps réalisés seront homologués par la Fédération internationale et vaudront comme qualificatifs pour les prochaines compétitions mondiales, dont les Championnats du monde 2026 prévus à Budapest.
Nasreddine Zahafi a replacé l’événement dans une perspective plus large. Ce championnat est aussi, selon lui, « une phase préparatoire pour les Jeux méditerranéens, les Jeux olympiques de la jeunesse et les Jeux olympiques ». Il a salué la mobilisation locale, soulignant que « le wali d’Oran a mobilisé tous les moyens pour garantir le succès de l’événement », avant d’insister sur ce que la tenue de quatre compétitions simultanées révèle : « l’ambition de développer cette discipline » sur le continent.
Brahim Ouchène, de son côté, a souligné qu’« Oran est prête à accueillir de grandes manifestations sportives », y voyant le reflet de « la place qu’occupe désormais l’Algérie sur la scène sportive internationale ». Pendant une semaine, Oran sera donc la capitale africaine de la natation. Pour une compétition récupérée en catastrophe, c’est un résultat que peu auraient prédit il y a un mois.
R.S.

