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Handball féminin (U18 et U20) : Un tirage corsé pour les Algériennes

En une seule journée, vendredi à Bâle, l’Algérie a appris le nom de ses futures adversaires dans deux Championnats du monde de handball féminin de jeunes. Les U20 héritent d’un groupe E corsé — Danemark, Chine et Guinée — pour le Mondial prévu du 24 juin au 5 juillet à Jinzhong, en Chine. Les U18, elles, affronteront la Suisse, la Serbie et la Slovénie dans le groupe H du tournoi mondial organisé en Roumanie du 29 juillet au 9 août. Deux tirages, deux groupes à dominante européenne, et pour chaque sélection, un seul objectif : finir dans les deux premières places pour accéder au tour principal.

Commençons par les U20. L’Algérie n’y est pas qualifiée de droit : elle a bénéficié d’une place de repêchage attribuée à la suite de la phase intercontinentale de l’IHF Trophy 2025-2026, disputée en avril à Veliko Tarnovo, en Bulgarie. C’est la Guinée qui avait remporté l’or dans cette compétition, mais le système de qualification de la Fédération internationale réservait la place mondiale au vainqueur intercontinental — place qui a finalement profité à l’Algérie. Un ticket obtenu par la petite porte, ce qui ne change rien à la réalité du tirage : le groupe E est l’un des plus relevés du tournoi. Le Danemark d’abord. Les Scandinaves sont une valeur sûre du handball féminin mondial, à tous les niveaux de catégorie. Affronter une sélection danoise en phase de poules d’un Mondial U20, c’est se frotter à une école de jeu qui produit des joueuses de haut niveau depuis des décennies. La Chine ensuite, qui joue à domicile à Jinzhong — avantage du terrain, public acquis, et pression supplémentaire pour elle comme pour ses adversaires. Quant à la Guinée, championne intercontinentale en titre, elle n’est pas là pour faire de la figuration. Les Algériennes la connaissent d’ailleurs bien, pour l’avoir croisée lors des phases de qualification africaines. Le tournoi réunit 32 sélections en huit groupes, les deux premières de chaque poule accédant au tour principal. Les autres disputeront la Coupe du Président.

Chez les U18, le contexte est différent mais l’enjeu similaire. La Roumanie accueille 32 équipes dans quatre villes — Pitesti, Mioveni, Craiova et Râmnicu Vâlcea — et le groupe H que les Algériennes ont hérité ne laisse guère de place à l’approximation. La Suisse, la Serbie et la Slovénie sont trois nations européennes habituées des compétitions internationales de jeunes, avec des structures de formation solides et des joueuses qui évoluent pour la plupart dans des championnats professionnels. L’Algérie y sera l’outsider déclaré, ce qui n’est pas nécessairement un désavantage : jouer sans pression de résultat peut libérer une équipe jeune. À titre de comparaison, la championne du monde U18 en titre, l’Espagne, est versée dans le groupe C avec l’Allemagne. Le groupe A réunit la Croatie, la France et l’Égypte. L’Algérie ne croisera aucun de ces mastodontes avant le tour principal — à condition d’y accéder.

M.D.

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