CAN 2027 : L’Algérie hérite d’un groupe I abordable
Le tirage au sort des qualifications pour la Coupe d’Afrique des nations 2027 a placé l’Algérie dans le groupe I, aux côtés de la Zambie, du Togo et du Burundi. L’opération s’est déroulée mardi au Caire, au siège de la Fédération égyptienne de football, et a fixé le cadre d’une campagne qualificative qui s’étalera sur trois fenêtres FIFA entre septembre 2026 et mars 2027.
Sur le papier, le tirage sourit aux Verts. La Zambie reste une équipe solide du football est-africain, mais elle n’est plus la puissance continentale qui avait décroché la CAN en 2012. Le Togo, privé de son légendaire attaquant Emmanuel Adebayor depuis plusieurs années, peine à retrouver une génération de remplacement à la hauteur. Quant au Burundi, le plus modeste des trois adversaires, il a certes progressé ces dernières années, mais il constitue encore un échelon nettement inférieur pour une sélection algérienne au rang continental. Les deux premiers de la poule décrochent leur billet pour la phase finale. L’objectif est donc clair, et le chemin semble dégagé — à condition de ne pas reproduire les errements du passé. Car l’histoire récente de la sélection nationale invite à la prudence. Les qualifications sont un exercice qui a parfois mis l’Algérie en difficulté davantage que prévu, et les groupes en apparence favorables ont déjà réservé quelques frayeurs. La campagne qualificative comprend six journées réparties sur trois périodes : les 1re et 2e journées du 21 septembre au 6 octobre 2026, les 3e et 4e journées du 9 au 17 novembre 2026, et les 5e et 6e journées du 22 au 30 mars 2027. Le calendrier laisse peu de place à l’improvisation, et chaque fenêtre compte.
La CAN 2027 elle-même présente un visage inédit. Pour la première fois de son histoire, la compétition sera co-organisée par trois pays : le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie. La phase finale est programmée du 19 juin au 17 juillet 2027. C’est aussi le grand retour de la CAN en Afrique de l’Est après 51 ans d’absence — la dernière édition dans cette région remontant à 1976, en Éthiopie. Un retour aux sources du football africain, avec une organisation trinationale qui représente en soi un défi logistique considérable pour la CAF.
Les 48 équipes engagées dans les qualifications, y compris les trois pays hôtes, ont été réparties en 12 groupes de quatre. Le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie participent aux éliminatoires bien qu’ils soient déjà qualifiés d’office. Leurs groupes respectifs enverront donc chacun un représentant supplémentaire en phase finale, soit 13 équipes qualifiées au total via les groupes pour rejoindre les trois hôtes.
Le tableau d’ensemble du tirage révèle quelques affiches particulièrement relevées. Le groupe C promet un duel explosif entre la Côte d’Ivoire, tenante du titre, et le Ghana, son rival de toujours, avec la Gambie et la Somalie pour compléter la poule. Le groupe A voit le Maroc tomber avec le Gabon, le Niger et le Lesotho — un groupe qui ne devrait pas lui poser de problème majeur. L’Égypte, au Groupe B, retrouve l’Angola, le Malawi et le Soudan du Sud, sur ses terres puisque le tirage se tenait justement au Caire. Le Nigeria, recordman de victoires en CAN avec six titres, hérite du groupe L aux côtés de Madagascar, de la Tanzanie et de la Guinée-Bissau.
Dans le groupe H, la Tunisie croise la route de l’Ouganda, de la Libye et du Botswana. Le Cameroun, au groupe G, affronte les Comores, la Namibie et le Congo. Le Sénégal, champion en titre des années précédentes et candidat permanent au sacre, se retrouve au groupe J avec le Mozambique, le Soudan et l’Éthiopie. Le groupe K voit s’affronter le Mali et le Cap-Vert, deux équipes qui montent, avec le Rwanda et le Liberia.
Moncef D.

