À la UneÉconomie

Investissement et régulation des marchés : Les réformes sous l’œil du FMI

Une délégation du Fonds monétaire international séjourne depuis quelques jours à Alger pour ses consultations annuelles avec les autorités algériennes au titre de l’article IV. Au menu des discussions, climat des affaires, attractivité de l’investissement, transparence des marchés. La mission conduite par Charalambos Tsangarides a ainsi enchaîné, dimanche, les rencontres avec les responsables de l’AAPI et la ministre du Commerce intérieur, déroulant un tour d’horizon de la transformation économique en cours.

Le directeur général Omar Rekkache a reçu la délégation en présence du secrétaire général de la Banque d’Algérie. Devant ses interlocuteurs, il a présenté un état des lieux des réformes engagées pour simplifier l’accès à l’investissement, insistant sur trois axes, à savoir « la réforme du guichet unique de l’investissement, la numérisation des services et le renforcement de la transparence dans la gestion du foncier économique », selon le communiqué de l’agence. Rekkache a également dressé le bilan de la dynamique d’investissement à travers les wilayas, mettant en avant « les principaux projets structurants en cours de réalisation », dans le cadre de la stratégie de diversification économique portée par l’État. Les experts du FMI ont répondu par des questions précises sur le cadre juridique et institutionnel régissant l’investissement et les garanties offertes aux opérateurs étrangers. La visite s’est conclue par une tournée au guichet unique des grands projets et des investissements étrangers, où la délégation a pu observer in situ le fonctionnement d’un dispositif central dans l’ambition algérienne de drainer les capitaux extérieurs.

Dans l’après-midi, c’est la ministre du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, Amel Abdellatif, qui a reçu la délégation dans le cadre des « concertations périodiques menées par le Fonds avec l’Algérie, en vertu de l’article 4 de ses statuts », la procédure de surveillance bilatérale standard à laquelle se soumettent tous les pays membres. L’échange a porté sur les réformes engagées par le secteur, notamment « la simplification de la création et de l’exercice de l’activité commerciale et le développement des services destinés aux opérateurs économiques ». La ministre a aussi évoqué les mécanismes de suivi des marchés et des stocks stratégiques, ainsi que les dispositifs de lutte contre la spéculation et les pratiques commerciales illicites, deux sujets qui ont régulièrement alimenté la chronique économique ces dernières années.

Ces consultations annuelles au titre de l’article IV des statuts du FMI ne débouchent pas sur des conditionnalités. L’Algérie n’a pas de programme avec le Fonds et n’en sollicite pas. Elles constituent néanmoins un exercice de transparence macroéconomique dont les conclusions seront publiées dans les semaines à venir sous forme d’un rapport de consultation pays.

Sabrina Aziouez

admin

admin

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *