Après le nul obtenu par les Verts à Bujumbura : Hemdani choisit l’optimisme
Après le nul arraché au Burundi (2-2), le sélectionneur national a reconnu une entame ratée, mais il préfère retenir la réaction de ses joueurs et un point qu’il juge « satisfaisant » au regard du scénario.
Pas de langue de bois chez Brahim Hemdani. Au sortir du match nul concédé mardi soir à Bujumbura face au Burundi (2-2), le sélectionneur des Verts a admis que son équipe avait raté son entrée, sans pour autant faire la fine bouche sur un point ramené de l’extérieur. « Le seul point positif, c’est le point du match nul. Ce point reste satisfaisant au vu du déroulement de la rencontre », a-t-il tranché en conférence de presse d’après-match.
Le technicien algérien a d’abord reconnu les failles du début de partie : « Nous ne sommes pas bien entrés dans le match. Nous avons encaissé deux buts qui ont été difficiles pour notre moral, et qui auraient pu être évités. » Le constat est lucide. Dès la 5e minute, Chaïbi a trompé son propre gardien en tentant de dégager, avant que Guerumugisha ne double la mise à la 12e. Deux buts encaissés en un quart d’heure, de quoi doucher les ardeurs de n’importe quel groupe, dans une humidité pesante et sur une pelouse synthétique qui n’a pas arrangé les affaires des Algériens.
C’est pourtant sur la réaction de ses hommes que Hemdani a choisi d’insister. « Le plus important, c’est que nous sommes revenus de loin. Le Burundi a joué toutes ses cartes », a-t-il poursuivi, soulignant le caractère piégeux d’un déplacement où les locaux ont tout donné. Les Verts ont su relever la tête. Belloumi a relancé la machine à la 30e minute en réduisant l’écart avant la pause, puis Boulbina a rétabli la parité (63e) sur un coup franc somptueux, le plus beau moment de la soirée côté algérien.
Après l’égalisation, l’Algérie a longtemps eu la maîtrise du jeu, mais le manque de réalisme devant le but l’a empêchée de faire basculer la rencontre. Faute de tueur dans la zone de vérité, elle a dû se contenter du partage des points. C’est sans doute ce qui explique la mesure du discours de son coach, qui préfère mettre en avant le caractère de son groupe plutôt que les occasions gâchées.
L’Algérie s’installe en tête du groupe
Le sélectionneur a d’ailleurs de bonnes raisons de relativiser. Dans l’autre rencontre du groupe, la Zambie a dominé le Togo (2-0) à Ndola, grâce à des réalisations de Kangwanda (3e) et de Mandanji (90+5). Résultat des courses, l’Algérie s’installe seule en tête avec quatre points, soit une unité d’avance sur les Zambiens et les Togolais (3 points chacun), tandis que le Burundi ferme la marche avec un seul point. Une victoire togolaise aurait sérieusement compliqué la donne à l’approche de la trêve de novembre.
Car la suite s’annonce décisive. Du 9 au 17 novembre, les Verts recevront le Togo, avant de se déplacer à Lomé pour le match retour. Deux rendez-vous qui peseront lourd dans la course à la qualification, sachant que les deux premiers de chaque groupe décrochent leur billet pour la CAN 2027. D’ici là, les coéquipiers de Boulbina retrouveront le terrain le 6 octobre à Tizi Ouzou (20h30) pour une rencontre amicale face au Niger, qui bouclera le stage en cours. Une occasion pour Hemdani de resserrer les boulons en défense et de retrouver de l’efficacité devant le but.
Moncef Dahleb

