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Sahara occidental : Brahim Ghali appelle ne rien céder face aux manœuvres marocaines

Le président de la République arabe sahraouie démocratique et secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali, a appelé lundi les Sahraouis à rester soudés autour de leur unité nationale, socle ayant permis de préserver l’identité du peuple sahraoui et sa place parmi les nations. Dans un discours prononcé à l’occasion du 51e anniversaire de l’unité nationale et de la Journée nationale du Conseil consultatif sahraoui, il a affirmé que « la responsabilité de tous exige de s’attacher à cette unité et de rejeter tout compromis à son sujet ». Pour le chef de l’État sahraoui, le 12 octobre marque « une étape historique marquante dans le parcours du peuple sahraoui ». Il y voit la journée d’une unité « à laquelle les militants du Front populaire ont cru et pour laquelle ils se sont sacrifiés ». Le peuple sahraoui, a-t-il ajouté, commémore cet anniversaire avec détermination et persévérance, fidèle à son engagement envers les martyrs et résolu à poursuivre le chemin de l’unité et de la lutte sous la direction du Front Polisario. Cette unité, selon lui, a permis de faire face aux différentes manœuvres qui visent la cause sahraouie et l’avenir de son peuple. Dans les camps de réfugiés, la wilaya d’Aousserd a abrité plusieurs activités commémoratives. Une marche populaire de solidarité avec les prisonniers civils sahraouis détenus dans les prisons marocaines a réuni une large partie de ses habitants, qui ont scandé des slogans nationaux et des mots d’ordre de l’Intifada. Les manifestants ont appelé la communauté internationale et les organisations de défense des droits humains à intervenir pour obtenir leur libération. Ils ont aussi réaffirmé leur attachement à la liberté et à l’indépendance et rejeté toute solution qui porterait atteinte, selon eux, au droit à l’autodétermination.

Claude Mangin-Asfari empêchée de visiter son époux

Le même jour, l’actualité a rappelé le sort de ces détenus. Les autorités marocaines ont empêché la militante française Claude Mangin-Asfari d’entrer sur leur territoire pour rendre visite à son époux, le prisonnier civil sahraoui Naâma Asfari, incarcéré à Marrakech. Le maire d’Ivry-sur-Seine, Philippe Bouyssou, et la conseillère municipale Claire Delmotte, venus avec elle dans le cadre d’un mandat de leur conseil municipal, se sont vu refuser l’accès à la prison de Loudaya, selon l’agence SPS. Son épouse n’a plus pu lui rendre visite depuis janvier 2019. Naâma Asfari a récemment observé des grèves de la faim pendant 55 jours pour réclamer l’application des décisions du Comité des Nations unies contre la torture, qui a appelé le Maroc à abandonner les charges contre lui et ses codétenus du groupe de Gdeim Izik et à les libérer. La solidarité se prépare aussi sur le terrain diplomatique. La 50e conférence de la Coordination européenne de solidarité avec le peuple sahraoui, « EUCOCO-2026 », se tiendra les 13 et 14 novembre à Madrid, à l’approche du cinquantenaire de l’illégitime Accord de Madrid du 14 novembre 1975. Le conseiller à la présidence sahraouie Abi Bouchraya Bachir y voit l’occasion de dire aux partis espagnols que « miser sur le Maroc et céder à son chantage est une option vaine ». Il estime qu’il est « temps pour l’Espagne d’adopter une position plus claire et plus ferme » en faveur du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.

R.I.

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